BDSM: soumise en rouge et blanc.

Photo prise sur le Web - Auteur inconnu.

 
 
Mon être est fait de temps, ceux exténuants durant lesquels l’attente insupportable est dans tout ce que je respire, ceux apaisants pendant lesquels enfin les liens implacables soulagent.
L’espace noie sa dimension, tout me donne la sensation d’être enfoui, j’en prends acte et le tout devient infini mais indéfini.
Seuls mes propres contours demeurent, esquissés par les cordes comme en lignes de fuite.
 
Dans l’intangibilité qui m’envahit, ce que je sens puissamment est la concrétude de mon corps, tourmenté, obsédé.
Seule compte pour lui la perspective d’être possédé.
Un corps vivant, qui désire, qui veut, qui cherche et qui trouve finalement.
Le plaisir.
 
Il m’arrive en ces jeux de me perdre. Parfois.
Un peu.
Mais Toi, Tu me retrouves. Avec Tes mains.
Toujours.