AURORAWEBLOG BDSM Hand by Calvato

Photo © Calvato.

 
 
Lorsque l’on dit du bien -ou tout au moins que l’on ne dit pas de mal- du troupeau BDSM, il ne faut pas manquer de le signaler.
Une étude a été conduite sur « nos » pratiquants en Australie par Juliet Richters et ses étudiants.
Comme l’info, qui date pourtant du 25 août, n’était pas reprise dans nos journaux de l’hexagone, j’ai traduit cette après-midi (voir plus bas) à la « va comme je te pousse », ces lignes auxquelles toute la presse italienne renvoyait.
Pas grand-chose de nouveau sous le soleil, qu’il soit australien ou d’Europe.
Nous sommes toujours deux pour cent de la population comme dans le très bon livre de Véronique Poutrain paru en 2003 chez Belin « Sexe et Pouvoir, enquête sur le sadomasochisme » (ce qui est loin du cinq pour cent qu’avancent les mags féminins français incluant les figurants de soirées « cheap ») avec pas mal de bi parmi nous (pas moi, pas moi -mais tant pis !).
Là où les choses s’éclairent un peu, c’est qu’il paraît que nous serions plutôt mieux dans nos peaux (bondagées) que la plupart de nos congénères et que -ah ! ce vieux cheval de bataille qui signa le début de mes ennuis avec le « milieu » - il est enfin démontré que nous ne sommes pas forcément des ex-enfants maltraités qui règleraient leurs comptes, d’un côté ou de l’autre du manche, avec un passé qui ne passe pas.
Il ne vous reste plus qu’à lire tout ça vous-mêmes ci-dessous.
Et vous réjouir.
 
 
 
SEXE : CELUI QUI AIME LE BONDAGE N’EST PAS UN ANORMAL.
 
 - SYDNEY, 25 août 2008 - Une étude australienne sur le sexe insolite a conclu que ceux qui éprouvent du plaisir dans les pratiques de bondage et de discipline ne sont ni déviants ni dangereux, ils pourraient même être plus heureux que ceux qui ont des rapports sexuels « normaux ».
 
Une étude des chercheurs de l'Université de la Santé Publique de Nouvelle Galles du Sud, a été menée auprès de plus de 20000 personnes et publiée dans le « Journal of Sexual Medicine ».
Elle indique que 2% d’adultes australiens prennent part à des jeux sexuels liés au sadomasochisme, à la domination ou la soumission (BDSM).
Et contrairement aux stéréotypes connus à leur sujet, ils ne le font pas par réaction à des abus et des maltraitances subis dans le passé ou parce qu'ils ont, d’une façon ou d’une autre, des problèmes sexuels.
 
 «Les résultats confirment que le bondage, la discipline et le sadomasochisme (BDSM) sont tout simplement un intérêt sexuel ou une sous-culture qui attire une minorité », écrit le professeur Juliet Richters qui a conduit l'étude. Selon l'enquête, les pratiquants BDSM sont plus fréquents chez les gays, lesbiennes et bisexuels, et ces participants ont plus de probabilités d'avoir une vie sexuelle variée et ciblée aussi sur d’autres centres d’attraction.
 
 « Ils n’ont pas plus tendance que le reste de la population à être (ou à avoir été) contraints à des rapports sexuels et n'ont pas davantage de prédispositions à être anxieux ou malheureux », déclare Richters. En fait, ces gens se montrent plutôt plus heureux, vu qu’ils atteignent significativement des taux plus bas que le reste de la population en ce qui concerne les symptômes dépressifs ou la détresse psychologique. 
 
Les chercheurs n’en ont pas étudié les raisons, mais leur hypothèse est que ces pratiquants BDSM sont plus en paix avec eux-mêmes parce qu'ils parviennent à dépasser le conformisme pour réaliser quelque chose d'inhabituel et qu’ils y trouvent leur harmonie.
Juliet Richters souligne que ces résultats contredisent l'opinion prépondérante sur les pratiquants BDSM. « Ces personnes ont été longtemps considérées par la médecine et le droit comme des malades ayant besoin d’une thérapie, alors qu’elles ne présentent aucun danger et n’ont pas besoin de restrictions juridiques », écrit-elle, en ajoutant espérer que l'étude faite dans son Université contribuera à changer ces stéréotypes.