BDSM Soumission Street Art anonyme Paris août 2008

 

Soumission au fronton Street Art anonyme rue Mazet rue Dauphine Paris août 2008.

 

Dédié à celui sans qui cette note ne serait pas…
 
 
Un ami très cher et de longue date (ça remonte à notre première année sur U-blog), l’un des quatre blogueurs aussi que nous ayons personnellement rencontrés, m’envoie ces photos qu’il a saisies au vol hier à l’angle de la rue Mazet et de la rue Dauphine à Paris.
Il ne souhaite pas que je l’en crédite, aussi ne verrez-vous pas son nom pas plus que celui de la personne qui appose ainsi son Street Art au fronton de cette maison.
Là, c’est tout simplement qu’il ignore qui a œuvré de la sorte…
Il m’indique encore qu’il pense que le modèle est Madonna.
C’est bien possible. Je ne sais pas. Toute information sera donc la bienvenue.
 
Je ne passe pas toujours ce que l’on m’envoie. Même au nom de l’amitié.
Soit je le garde pour de futures inspirations, soit cela ne m’inspire pas.
Ici, au-delà de la position abracadabrante mais royale où l’artiste est allé placer son image, il y a quelque chose de plus fort.
 
J’aime cette représentation, son dédoublement comme une vue stéréoscopique un peu de guingois, une répétition altérée des formes…
Corps nu paré des seuls fétiches BDSM qui me soient figures d’Eros : le bandeau, le bâillon, les bras gantés attachés vers l’arrière, les bas résille, la chair fièrement paisible dans l’attente, tête haute et les seins à deux doigts des promesses, s’offrant à la caresse des mains ou des lanières. De l’amour ou de ses mystères.
Un noir et blanc tout empreint de secrets avec pour seules touches de couleur ce rouge et ce doré de rubans qui semblent partir dans le vent comme des ailes folles d’ange élu, se tenant bien à part en son appartenance.
Planeuse immobile en un vol silencieux que les flâneurs découvrent s’ils soulèvent les yeux.
Mais qui peut déranger celle qui là, soumise, ne doit sa vérité qu’au dess(t)in qui l’a prise ?