BDSM: la panoplie selon Marie-Claire d'août 2008.

Photo © Jacques Giaume et « Marie-Claire » numéro 672, août 2008.

 
 
« Les Estivales BDSM » (ou selon les années « Les Aurorades Estivales ») sont une semaine de notes légères et sans prétention, quelquefois intimes, d’autres fois -comme c’est le cas pour cette série 2008-  faites de coups d’humeur ou de coups de cœur vus ici, lus là…
Mais toujours avec le sourire.
 
 
Je vous vois venir : en jetant un premier regard sur la photo, vous allez penser que j’en remets une couche avec ma Barbie BDSM  de la note d'hier et que je vous présente maintenant sa panoplie.
 
Point du tout !
Nous sommes le soir de mon panorama de presse d’été et « ça », c’est l’image qui illustre dans le supplément érotique du Marie-Claire d’août, l’article d’Agnès Giard « Le SM sans se faire mal ».
Que dire de la photo qui nous présente un assortiment en droite provenance des boutiques « Demonia » et « Passage du désir » ?
Que dire et du titre et du contenu de l’article d’Agnès Giard ?
 
C’est sûr qu’avec les conseils prodigués (qui ne sont pas mauvais d’ailleurs mais qui visent un public « vanille » en quête d’une soirée pimentée singeant le SM -ou le BDSM- histoire de se dire qu’ils ont « osé »), on ne se fera pas mal.
Ce qui fait mal, c’est de penser qu’Agnès Giard (auteur du « Sexe bizarre », de « L’imaginaire érotique au Japon » et d’un troisième opus à paraître, toujours sur le Japon), signe, en tant que journaliste, pareil brouet d’eau tiède (elle fait un peu mieux quelques pages plus loin avec un autre article sur la Scène Shibari à Tokyo mais, pour qui a lu ses livres, ce n’est qu’un très pâlot résumé de ce qu’elle a déjà écrit).
On s’en attristera en pensant que ce n’est pas de sa faute mais que depuis qu’elle tient le blog « cul » officiel de Libération, elle doit mettre de l’eau dans son saké pour être fidèle à sa nouvelle image.
En tout cas, elle n’est sûrement pas responsable du choix photographique qui ressemble à une mauvaise pub rédactionnelle.
Même les plus nases participants d’une soirée BDSM -ou SM- n’imagineraient pas une seconde de s’accoutrer de la sorte…
 
Par bonté d’âme (et surtout parce que généralement, j’aime bien cet hebdo), on ne s’attardera pas sur l’actuel numéro triple des « Inrockuptibles », « Sexe 2008 ».
Là, il ne s’agit pas de BDSM (il n’en est pas question dans cette livraison) mais d’une interrogation quant aux circonstances qui ont dû amener à sa « ponte ».
Pétage de cable, fumage de moquette ou alors désir vrai de concourir pour la palme (triple elle aussi) du porn-pas-chic-du-tout (pour faire bref, plus encore que la question de la sélection des sujets, c’est de l’iconographie qu’il s’agit et -pour enfoncer le clou- c’est la première fois de ma vie que je jette un magazine immédiatement après l’avoir lu afin que mon gamin ne tombe pas dessus).
 
Que reste-t-il pour nos amours ?
Et bien, il y a tout de même le numéro spécial du Magazine Littéraire août-septembre 2008 : « La passion, théâtre de l’existence » où, parmi mille et une merveilles (Kant, Fourier, Baudelaire, Eluard, Genêt, etc.), on apprend -et les écrivains amateurs de publications (je ne peux écrire « romans ») BDSM feraient bien de le comprendre enfin- sous la plume futée et affutée de Michel Delon que Sade est une M.L.T. (Maladie Littérairement Transmissible)…