Un vrai lit BDSM chez Indigo Furniture

                                      Photographie Lit © Indigo Furniture 
 
 
 
 
 
Il arrive un moment dans une vie de couple BDSM où l’on voudrait bien cesser de transporter sans arrêt des sacs entreposés dans une malle bien bouclée à la cave ou au grenier à des heures indues de façon à ne pas risquer de croiser qui il ne faut pas.
Et je ne parle même pas des petites pièces de mobilier pliables ou « en kit » faites maison que l’on extrait péniblement, morceau par morceau, des vingt centimètres derrière l’armoire…
De quoi décourager la sensualité la plus aiguë, voire l’éteindre avant que le meuble ne soit remonté…
 
Un moment où l’on rêve d’un ameublement fixe -autre que la tête de lit à barreaux de bois ou de fer-, un mobilier qui pourrait servir de décor scénique sans nous dévoiler non plus aux yeux de tous... surtout des petits yeux qui n’ont rien à voir là.
 
Généralement, quand on cherche du mobilier ayant un rapport avec le BDSM, on ne trouve que des instruments pour équiper un donjon.
Tout le monde n’a pas un donjon chez soi mais tout le monde a une chambre.
 
Aussi mon œil a-t-il été agréablement surpris de trouver sur ce site de vente en ligne de meubles anglais tout à fait classiques et haut de gamme ce superbe lit dont on nous vante « l’inspiration moyenâgeuse » et qui est, de plus, garanti 15 ans.
Avec poignets d’attache et carcan intégrés, ce sont bien quinze années de fantasmes à mettre en œuvre qui se proposent à nous.
De quoi « garantir » en effet contre toute possibilité de routine conjugale les chanceux qui iront se coucher dans ce lit.
Et nous faire croire enfin aux proverbes : « Comme on fait son lit, on se couche » et « Pour vivre heureux, vivons couchés » -ce dernier étant une adaptation du « cachés » initial, moins érotique…
Un vrai lit BDSM et cependant romantique où s’aimer « kinky » mais aussi roucouler comme deux tourtereaux…et -pourquoi pas?- prendre des petits déjeuners coquins.
 
Demeure une seule question : même dans une chambre ornée par ailleurs de façon très convenue ou encore totalement zarbi (histoire de tromper l’ennemi), ce lit a-t-il une quelconque possibilité de ne pas éveiller les soupçons de ceux qui seront forcément amenés à le voir ?
M. m’affirme qu’il n’en existe hélas aucune et que c’est un paradoxe « so british » que de nous faire miroiter cette couche comme un lit standard pour le regard des autres…
Nous voici donc définitivement condamnés à la malle et aux sacs, aux "Tu montes et je démonte."
 
J’enrage !
 
 
PS : Les fortunés intéressés qui ont la possibilité de faire cette acquisition sans problème d’intrusion pour les quinze ans à venir la trouveront ici, parmi d'autres bien jolies choses…
Qu’ils sachent que je les envie !