Ken-Ichi Murata Bondage BDSM Princess of Desire 2007-2008

 

Ken-ichi Murata Kimono's Bondage Princess of Desire 2007-2008

 

Ken-ichi Murata Shibari's Ropes Princess of Desire 2007-2008

 

Ken-Ichi Murata BDSM Chains and Bondage Princess of Desire 2007-2008

Photographies © Ken-ichi Murata

 
 
Parmi les photographes qui montrent le BDSM et le bondage à leur manière, il en est qui me plaisent plus que d’autres.
Ma passion pour Araki vous est connue et ceux qui passent ici depuis longtemps déjà savent que je ne rate jamais non plus les rares expositions d’un autre Japonais, Ken-ichi Murata.
Le présenter ce soir ici serait le faire pour la troisième fois, répétition qui s’avèrerait fastidieuse pour beaucoup et pour moi avant tous.
Aussi renverrai-je plutôt ceux qui ne les ont pas lues à mes deux premières notes sur cet artiste, ici et .
 
Depuis, Ken-ichi a continué dans son esthétisme particulier avec ses stupéfiantes images en noir et blanc qu’il peint ensuite délicatement à la main en collaboration avec sa compagne, muse et modèle, Yumiko Yamasaki.
La consécration mondiale lui est finalement venue en 2007, lorsque les éditions Taschen l’ont inclus dans leur anthologie « The New Erotic Photography ».
 
Il exposait récemment ses dernières oeuvres jusqu’au 30 avril à la galerie « Mondo Bizzarro » de Rome, fidèle à ceux qui l’ont fait  connaître en Europe.
Comme nous sommes nous-mêmes des « aficionados » de ce lieu, nous n’avons pas voulu manquer cette « Princess of Desire » et nous avons bien fait.
 
Sur ce terrain de l’hymne à la beauté de la femme japonaise et de la sublimation de la tradition où son confrère Norio Sugiura qui avait lui aussi un immense talent créatif ne produit plus hélas aujourd’hui que des clichés commerciaux et convenus, la photographie de Ken-ichi Murata s’est faite de plus en plus magique, ses emprunts aux contes et légendes japonais plus évocateurs, sa scénographie érotique plus sophistiquée.
Brillante démonstration que l’univers de la sensualité BDSM passe par le feutré du suggéré et non par l’étalage de la pornographie.
 
J’ai choisi quelques clichés parmi les plus représentatifs de cette exposition et de cet album publié aux éditions Reuss : visages lumineux, bondages oniriques, théâtres de pose enchanteurs…
 
Un Japon dont je rêve.