Jacques Henri Lartigue Chou Valton 1932 L'éternité avec le soleil

                                          Photo © Jacques-Henri Lartigue
 
 
 
Un jeu sur les mots.
Imaginer qu’ils n’aient que le sens de leur son.
J’en prends un, typique du langage BDSM : « ordonner ».
Mais j’en choisis la forme soutenue, « intimer », ou plutôt le nom qui en dérive « intimation »…
 
 
Intimation. On entendra « intime action ».
La vraie incitation au vertige de vivre.
S’ouvrir et bousculer les buissons de l’esprit, courir, crier d’un cri, intimidation pour la mort.
Si nous ne nous laissions pas aller, qui à l’ardeur, qui à la férocité flambant en nous, notre être  se révèlerait une prison.
Refuser encore une saison en enfer.
C’est seulement en prenant des zigzags par rapport au chemin tout tracé que l’on peut naître à l’aventure de se rencontrer vraiment soi-même.
La plus intime des actions.
Devenir homme ou femme aux semelles de vent.
Il faut se libérer de tous les carcans accumulés en nous par la société, diluer la partie absurde de l’existence dans l’inconnu du sang qui coule dans nos veines.
Mithridatiser lentement nos souvenirs avec les fluides de nos corps.
Recommencer superbes, uniques, iconoclastes, là où Rimbaud a failli au Harar.
 
Et la retrouver.
 
« Quoi ? L’éternité.
C’est la mer allée avec le soleil. »
 
 
Mail to : aurora_weblog(arobase)yahoo.fr