Romy Schneider photographiée par Giancarlo Botti

                                                        Photo © Giancarlo Botti

 

 

 

Il y a vingt-cinq ans exactement dans la nuit qui va du 28 au 29 mai, Romy Schneider s’éteignait.

S’éteindre est le mot juste non pour la « star » qu’elle fut mais pour ce cœur qui s’arrêta de battre mystérieusement à 44 ans, brisé sans doute par trop de chagrins.

Si elle est demeurée inoubliable, si elle n’a jamais été remplacée, c’est peut-être encore une histoire de cœur, celui qu’elle mit à incarner, au sens propre du terme, tous ses personnages et qui fait que, durant une quinzaine d’années, servie il est vrai par de superbes scénarii et des metteurs en scène d’immense talent (parmi lesquels Claude Sautet), elle donna au cinéma français, elle qui était née ailleurs, l’essence même de la féminité : chaleureuse, torturée, enthousiaste, tragique, glamour, naturelle, forte, fragile, glorieuse, défaite...

Des « Choses de la vie » à « Clair de femme », de « César et Rosalie » à « L’important c’est d’aimer », de « Garde à vue » à « Une histoire simple » -ou ce que l’on voudra- chacune d’entre nous pensera à elle ce soir pour un rôle particulier qui portait un peu de nous, qui était un instantané de notre vie…

Si les hommes ont tous en eux quelque chose de Tennessee, nous avons toutes en nous quelque chose de Romy.

Et pas d’une autre actrice.

C’est pour ça qu’à distance de toutes ces années, elle nous éclaire encore avec cette lumière des étoiles mortes qui perdure longtemps, longtemps…