Lalique Palais du Luxembourg 2007 épingle à chapeau guêpes    

 

                     René Lalique Collier de chien Exposition Bijoux d'Exception Paris 2007

                                                                       Photos © Adagp

 

 

 

Vous faire du BDSM avec l’exposition « René Lalique, Bijoux d’exception, 1890-1912 », présentée au Musée du Luxembourg jusqu’au 29 juillet est tellement tiré par les cheveux que j’en souris et que j’ai envie de vous tendre une épingle à chapeau…Celle du dessus, tiens justement, chargée de guêpes…

Qui s’y pique s’y piquera !

Et la guêpe le (la) mangera…

 

Trêve d’entourloupe.

Cette exposition majeure qui rassemble une centaine de pièces parfaitement conservées et en provenance de tous pays est à voir sans hésiter.

N’attendez cependant pas le plein été et la saison touristique.

 

Nous avons eu la chance d’ « aller chez » Lalique au tout début d’une après-midi au temps exceptionnel et, sur le créneau qui nous avait été aléatoirement attribué, le hasard a fait que peu de visiteurs étaient présents.

Néanmoins, partout où nous en avons parlé, nous n’avons fait qu’entendre des récriminations, notamment en ce qui concerne la disposition de la première salle où l’affluence empêche souvent, paraît-il, d’avoir purement et simplement accès un instant aux vitrines.

Or, c’est dans cette salle que sont mises en valeur les plus belles œuvres de celui qui fut nommé après son fastueux succès lors de l’Exposition Universelle de 1900 « l’inventeur du bijou moderne ».

En bijouterie comme ailleurs, c’est l’époque de l’ « Art Nouveau » dont il est l’un des plus flamboyants fleurons.

 

Comme il ne s’agit nullement ici de rendre compte de sa biographie, voici le lien qui vous donnera toutes les informations nécessaires quant à l’homme Lalique et son travail sur Wikipedia.

 

Moments de rêve…

Car l’on se doute bien de qui René Lalique avait comme client (e)s .

Pas la femme du peuple, pas le petit employé.

Mais les dames de la noblesse, les financiers de son époque, les courtisanes et les actrices, telle Sarah Bernhardt, pour la magnificence de leurs parures de scène.

C’est le « Luxe, calme et volupté » de Baudelaire qui flotte en ombres fantomatiques dans ces salles…

 

Il est de nombreuses « Correspondances » entre les pièces de l’orfèvre et les vers du poète : une sorte de cosmogonie d’une femme idéalisée (celle de Lalique, Alice) à travers un symbolisme qui la mêle à la nature, flore et faune…

C’est aussi le génie de l’invention, le souffle de la création.

Lalique pratiquait son art à partir d’esquisses, de dessins, de photographies de  son cru. Toutefois, pour les passionnés du Japon comme moi, l’influence des estampes qui arrivent en France vers la fin du XIXème siècle est flagrante sur quelques pièces.

 

Puis, il en vint au verre…

Mais c’est une autre histoire que la dernière salle vous raconte.

 

Une chose est certaine au sortir du Luxembourg.

Les « colliers de chien » dont nous ornons nos cous de soumises et qui nous rendent si fières ne peuvent malheureusement que faire triste mine devant ceux qu’arboraient les muses de Lalique.

Et ceux qu’il créa, lui (voir la seconde image), sont la preuve patente que le BDSM n’est bien qu’un acronyme de la fin des sixties…