American BDSM Bondage Lifestyle

                                                                          Photo © Flickr

 

 

 

C’est drôle mais chaque fois que j’écris « les Américains », je ne peux m’empêcher de penser que c’était le titre que la distribution française avait essayé d’imposer à la sortie du film « Shortcuts » de Robert Altman…

 

En BDSM, les Américains m’agacent.

Pas tous. Une petite partie seulement.

Ceux qui ont pensé, créé le BDSM autour de règles et dogmes.

Ce sont leurs textes que l’on trouve traduits partout (et même quelques-uns au début de ce blog).

Ils ont placé le tout sous l’enseigne du triskell et hop !

Paru vendu !

 

En bons européens, nous avons mangé la boîte de soupe (même pas redécorée par Andy Warhol) sans mot dire.

Et depuis nous glosons BD, D/s et SM en singes imitateurs.

Comme si…

Un jour, je prendrai le temps de vous raconter les circonstances précises dans lesquelles l’acronyme est né et qui ne sont autres qu’un moment de lessive plutôt puritaine aux States.

Devinez qui étaient les puritains...

 

Mais tel n’est pas le sujet du soir. 

D’autant plus qu’avant que nous ne gobions la pitance sur notre vieux continent, elle était passée par le Canada et que ce sont plutôt eux qui nous l’ont refilée, via le biais de la francophonie…

 

Les Américains donc.

And now, Ladies and Gentlemen…

 

Et bien, au quotidien, chez les gens comme vous et moi, il n’y a pas plus décomplexés et libres qu’eux en BDSM.

Le fameux « lifestyle » que les sites nous assènent comme étant la traduction de l’engagement 24/7 par opposition aux simples joueurs honnis, pour l’Américain lambda, c’est du pipeau.

« Lifestyle », pour lui, c’est « façon de vivre », c'est-à-dire une partie de sa vie dont il n’a point honte et qu’il n’érige pas au stade de grand-messe.

Quant au dress-code…

 

Les Américains BDSMèment souvent à la sortie du travail ou encore le samedi après-midi.

Et foin des clubs privés!

C’est qu’on n’en trouve pas là-bas plus qu’ici ailleurs que dans les grandes villes…

Alors, ils s’arrangent.

Chez eux, dans l’intimité.

Et si l’envie de réunion leur prend, il arrive souvent qu’ils louent entre amis un appartement pour le faire dans les conditions les plus agréables.

 

L’image ci-dessus provient de Flickr. Elle fait partie de toute une série publiée sur un forum. 

Comme le photographe n’était pas indiqué, je ne me suis pas sentie de la reproduire « in extenso », j’ai pris une photo seulement pour illustrer ma note.

 

Elle n’a rien de plus que les autres : on y voit un joyeux fouillis, un poster style « Penthouse » au mur, un bed bondage avec une bondagette tout à fait à l’aise, son bondageur simplement vêtu de noir et pas pressé d’en finir, un homme en jean qui jette un coup d’œil au « travail » en cours sans avancer les mains, quelques touches de vinyle ici et là chez les autres protagonistes mais pas de cravaches à la ceinture ou de dominas crissantes dans leur majesté et le tout…loin des règles, des diktats, comme s’ils n’avaient jamais lu leurs célèbres sites dont on nous rebat les oreilles (et c’est peut-être, ma foi, vrai !)… dans une ambiance bien différente de nos piteux grands raouts fetish glacials.

Une ambiance plutôt bon enfant.

 

Et surtout, surtout, pas « huppée ».

 

Allez !

Pour le BDSM américain comme ça, hup hup hup hurrah !

 

 

 

 

 

PS : Nous nous accordons quelques jours de voyage sur ce week-end.

 

Nous n'avons pas prévu de notes anticipées prêtes à tomber dans l'écuelle de nos "blog-dépendants" à l'heure dite (les chevilles, ça va encore chez nous...). Nous savons très bien que les cimetières sont pleins de gens irremplaçables.

 

Mais afin d’éviter les spams (si rien n’est moins sûr, il faut pourtant tout tenter), nous fermerons nos commentaires ce matin à 11 heures.

Vous avez d’ici-là le temps de nous livrer vos impressions américaines et même de me contredire  sur « Oiselle ».

Ensuite, il vous faudra vous taire jusqu’à notre retour !

 

Nous vous souhaitons le plus de soleil et de joies possibles…