BDSM douleur, BDSM pain

                                                       Tableau © Mauro Maraschi

 

 

J'aime énormément ce tableau qui propose plusieurs angles d'interprétation...

 

 

Je retranscris un sondage BDSM qui concerne la douleur.

Il m’intéresse particulièrement parce que, vu de l’extérieur, je pense que c’est ce qui « heurte » le plus chez nous.

 

La douleur

 

1_Cela me plaît et je la reçois/je la donne sous toutes ses formes : 18,80%

 

2_Cela m’excite et je la vis/la fais vivre mais dans des limites bien déterminées : 56,39%

 

3_Je n’aime pas mais c’est une preuve d’appartenance : 8,27%

 

4_Je l’accepte seulement comme une punition : 7,52%

 

5_Je n’ai jamais essayé/fait essayer mais cela m’intéresserait : 5,26%

 

6_C’est l’une de mes limites infranchissables : 3,76%

 

Rien à dire de l’ensemble des réponses qui  me paraît offrir un instantané sincère et très juste du monde BDSM et de ses « familles ».

Je suppose que l’item 1 avec son petit côté « no limits » pourra en étonner plus d’un. 

Pas moi.

La phrase est rédigée dans un contexte (recevoir/donner) qui implique une pleine consensualité.

 

En revanche les items 3 et 4 me sont totalement étrangers.

Ils portent en eux une idée d’acceptation sans plaisir.

Les preuves d’appartenance pour lesquelles l’on « se force » ne conduisent jamais très loin.

Quant à la punition, il y a des années que je m’interroge sur ce besoin de punir (ou d’être puni) et sur ses racines profondes.

Le BDSM comme exutoire ou comme expiation est celui qui me fait le plus peur.

Même en lui conférant, dans le doute, une possible charge d'érotisme...

Qui sait ce qui se cache vraiment sous la soupape ?