BDSM Icone Thierry Mugler

                                             Photo © Parfums Thierry Mugler

                                 

                                               AURORAWEBLOG, Corset Thierry Mugler

                                              Photo © AP/Wide World Photos

   

                             Thierry Mugler Coulisses Gérard Uféras

 

                             Thierry Mugler, Robe Fourreau, AURORAWEBLOG    

 

                                                 Photos © Gérard Uféras

 

 

 

A l’heure où je me demande si dans les collections qui vont être présentées dans les jours à venir, je vais, oui ou non, trouver l’un de ces petits « détails » qui en appellent, le fantasme aidant, à ma veine BDSM, celle où coule un sang d’encre qui me permet d’écrire sur une photo une autre histoire que ce qu’elle dit vraiment, je pense avec nostalgie à Thierry Mugler, l’Enchanteur, qui a jeté le gant, l'aiguille et les ciseaux il y a bien des années déjà…

 

De lui, ne reste dans mon quotidien que ces effluves d’ « Angel » que je rencontre trop souvent, mal portées et difficiles à sup-porter, parfum devenu celui d’adolescentes vanille qui en rendent le chocolat jusqu’à la crise de foie ou de rombières qui font, grâce à lui, les sucrées pour cacher leur acidité…

 

Mais Mugler, où qu’il soit, m’a laissé de beaux rêves en héritage.

 

Ce furent tout d’abord ses femmes fatalement divines, déesses cuirassées, latexées et dominant le monde tandis que tombaient tant de murs et de tabous, que s’abattaient tant de statues et de  prêt-à-penser en cette dernière décennie d’espoir où il connut toute sa gloire.

 

Mais ce furent surtout ces infimes particularités que mon regard dérobait et faisait miennes au détour d’un défilé.

Il me fit aimer l’idée d'un masque et d’une taille ceinte par un corset sévère, celle de lourds bracelets d’esclave ou encore celle de ces pinces tout à fait allégoriques (que j’étais peut-être la seule à voir), posées comme un présage tout autour du décolleté d’un fourreau.

Et tout cela semblait peser si peu, tout était si léger chez lui, si aérien...

De ces secondes peaux bien plus vraies que nature…

 

Attifeaux de soumise comme je voulais l’être, narguant le dress code en vente, là chez D., qui ne me disait rien, qui me faisait pitié, j’ai « volé » à Mugler tous mes rêves et un jour... je les ai rendus vrais!