BDSM Erotisme

                       Photo (titre personnel) « Plume de soumise » © Photosight

 

 

 

Toujours dans mes « post-it » de novembre…

 

Il y a une quinzaine, Yahoo, qui citait Google (citons, citons, il en restera toujours quelque chose) donnait ici les résultats d’une étude confirmant la croissance exponentielle des blogs en Europe et concluant qu’un tiers d’entre eux étaient français.

 

Bonne nouvelle ?

Hum ! Lorsqu’on sait qu’en Europe, les Français détiennent aussi la « palme » de la consommation de psychotropes, on en arriverait volontiers à s’interroger sur le rapport de cause à effet.

Il est d’ailleurs à double tranchant :

-Bloguer évite-t-il de « prendre des gouttes » ?

-Bloguer vient-il « en plus » des gouttes ?

 

Personnellement, je n’hésite pas à le dire, s’il n’était pas une thérapie, mon blog (je parle de mon tout premier opus BDSM de début 2002, environ 5 lecteurs par jour et trois commentateurs mensuels durant ses neuf mois de vie) commença par être, pour citer quelqu’un qui n’était pas pour rien dans les circonstances de la naissance du dit blog, « un antalgique ».

 

Ce premier blog n’avait en fait que deux destinataires, informés par nous de son existence.

Le jour où il leur courut trop sur le haricot, ils le firent tout simplement interdire.

 

Celui-ci, « AURORAWEBLOG », fut donc alors ouvert,  à fin de « calmant », oui, et dans la rage.

Aujourd’hui, il convient d’en sourire.

Quand bien même je ne renie pas l’ancêtre,  que je réécrirais tel quel si nous étions télétransportés en 2002, force m’est de constater que, si l’on me proposait maintenant, en 2006, de le remettre en ligne, je ne le ferais pas.

Il y a des choses qui vieillissent très mal et surtout des colères qui s’apaisent.

 

Ceci m’aura en tout cas appris une chose, ne pas bloguer pour être « aimable », c'est-à-dire ne pas bloguer pour être aimée.

Et donc à éloigner définitivement le spectre « des gouttes ».

 

Pour prendre un exemple hors-BDSM, je lis des blogs « Blogeois » qui s’ouvrent à polémique, où ça « castagne » sec, qui chassent de leurs pages leurs « trolls » du jour au lendemain, des blogs de société « hards » -qui d’ailleurs ne me chatouillent jamais dans le sens du poil politiquement-  mais je préfère vraiment ceux-là aux centaines de participants à la pensée aussi vide que les notes qu’ils idolâtrent chez, continuons à parler des Grands (ironie, ironie, ndlr), le Tout Puissant LLM.

 

Chemin faisant, j’ai moi-même viré des gens d’ici et aussi brisé de fausses amitiés virtuelles.

Que Diable ! Ce n’est pas parce que l’on écrit sur le BDSM qu’il faut se réfugier dans une blogobulle qui traite de ce même sujet.

C’est même déconseillé à mon sens : on en arrive à s’autocensurer, éviter le sujet qui pourrait être inadéquat avec les positions de W ou X -chez qui on a « un lien » (il est des chaînes pires que celles de métal)- ou bien à se dévouer une ou deux fois la semaine pour le compliment rampant, l’incessante répétition des mêmes commentaires oblatifs.

Je n’en fais plus.

Se « délier » est parfois un signe d’ « insoumission », signe qui est aussi une nécessité absolue pour une soumise (je n’ai pas dit -sourire- pour une candidate à la Présidentielle).

 

J’ai pitié de ces blogs BDSM, je le disais aujourd'hui dans mes réponses à la note précédente, qui alimentent leurs commentaires en y restant cloués, en répondant à un « Bisou » par un autre « Bisou », à un « C’est beau ! » par un « Merci, je le sentais en l’écrivant mais si ça vient de toi… » ad libitum, qui laissent une note en ligne tant qu'elle n'a pas recueilli le nombre d' « emphatiques » civilités indispensables à l'Ego de son auteur .

Je suis tout autre que modeste mais là, franchement, j’aurais honte.

 

Je n’irai pas non plus prétendre devoir me passer aux glaçons pour un texte parlant de « sexe turgescent » et de « replis mouillés » entrevu chez Y ou Z  : même chose, la vergogne serait sur moi surtout si je venais de l’écrire aussi sur un autre blog (la consommation effrénée de glaçons est mauvaise pour les frigidaires et pour le système écologique de la planète, comme on le sait désormais)…

 

Ma dernière expérience est en tout cas très riche d’enseignements.

Dans le monde européen où deux blogs sur trois sont donc français, mieux vaut bloguer BDSM que pas « politically correct ».

En deux mots, mieux vaut se balader la plume au Q que de s'en servir pour causer d'une cause.

Le jour où la naissance d’« Oiselle » s’est imposée afin de « laisser revenir », s’ils le voulaient, ceux qui m’avaient « gonflée » sur « AURORA » quant à la politique ou au social en général, « AURORA » s’est mis à en perdre, de ces fameux liens, -et aussi de ses commentateurs.

 

Ici, le masculin est de rigueur.

« AURORA » était « lié » chez des Messieurs-Maîtres dont les commentaires (auxquels je n’ai jamais participé) du printemps dernier sur leurs blogs montraient nettement qu’ils étaient de droite.

Mais à ramasser tout ce qui traîne dans la blogobulle BDSM et à le linker (puisque référencement réussi sur les moteurs implique maximum de liens outdoor mais de la même « famille »), ils ne s’étaient jamais aperçus que moi non.

Le jour où « Oiselle » a évoqué sa jeunesse italienne, paf !, le lendemain : plus de lien chez les Masters…

 

Les commentateurs (tout autant masculins), de gauche cette fois-ci, d’ « AURORA » ont eux aussi pris la tangente.

Pas à cause de la jeunesse italienne.

Ils l’avaient fait avant et cela, je suppose, parce que je n’avais pas, en toute objectivité, dit du mal de François Bayrou un certain soir lorsqu'il osa s'en prendre à l'audimat du bipartisme que nous imposaient les médias.

Le fait est que je ne les ai pas relus depuis cette note-là.

 

Je pense que, de l’autre côté de l’écran, lire -ou fuir- des blogs a aussi pour quelques-uns la fonction d’éviter  la prise « des gouttes »…

Et, après tout, c’est déjà une victoire sur l’industrie pharmaceutique de ces médicaments-là qui, elle, est rarement européenne et pas du tout française…