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Merci à Keyser (voir commentaire d’hier) pour le titre...

 

 

Je ne pense pas lorsque Tu me crées.

Je sais que je T’ai offert

Des promesses d’impossible

Et qu’il ne tient qu’à Toi chaque fois

De les rendre réelles.

Tu me lies, Tu me lis.

Tus mes cris, Tu m'écris.

Tu noues dans l’air les fils de mon temps

Tu noues mes poignets à mes pieds

Ces nœuds sont artistiques et calculés,

Juste à point, jusqu' au point

D’empêcher de penser.

 

Le cuir a toujours comme des dents aiguës,

Une ponctuation bien à lui :

Celle que l'on met sur les i.

Il fait du vent, il épuise les arguments,

Il souffle, il murmure…

Son chant éclate dans ma tête,

Berceuse stridente qui martèle,

Psaume païen.

Si parfois il m’arrache une larme qui coule,

C’est que mes feuilles avaient bien besoin

De cette pluie-là

Pour ne pas s’assécher.