Ces mots offerts

Ces maux donnés

Le temps et l’air

Les ont portés

Jusqu’au bord d’Eau

Jusqu’au carême

Du monde d’O

Comme un poème

Qui dit je T’aime

La cantilène

Du fil de laine

Du lien croisé

Supplique vaine

Moment entier

Où se révèlent

Le moi réel

La vérité

Nota bene

L’être qui chante

Dans la tourmente

Lorsqu’il vente

Très fort. Descente.

 

L’orage en rage

Du beau partage

Est là pour nous accompagner

Tu es mon double

Mon chant de trouble

Ma seule route d’identité

Surtout les soirs

Un peu trop noirs

Où je suis absente à moi-même

Les soirs absinthe

Où les jacinthes

Semblent avoir déserté mes plaines

Je tends vers Toi

Ces mains ces doigts

Afin que Tu les fasses tiens

Humble complainte

Ces mots ou rien

Pavane d’une année défunte

Qui semble parfois

Avoir quelque écho

Lorsque comme là

Il ne fait pas beau…

 

Sur les terres nouvelles

    Sur les terres nouvelles…