BDSM caning photo personnelle AURORAWEBLOG

 

C’est chaque année la même histoire.

Entre l’instant où Tu déclares ouverte la Cérémonie et celui où Tu énonceras le Palmarès, nous savons bien que nous en avons pour deux vagues de longs métrages à vivre avec fougue et passion : chaque opus est original et ne peut en aucun cas être manqué, sous peine d’être taxés de « Petit Jury ».

Deux vagues pour les officielles, c’est bien sûr compter sans les parallèles qui sont souvent les plus révélatrices de nouvelles découvertes et plaisirs raffinés.

 

Pas question de voir tout cela en noir et blanc.

Comme pour le tapis le rouge est de rigueur pour l’image, même si l’on ne montrera ici (bande annonce n'ayant pas encore obtenu le visa de la censure oblige) que les trois coups de l’ouverture et la lune du premier soir légèrement rosie seulement.

De toute façon, nous ne respectons jamais les codes et si cette année, c’est l’un d’entre eux qui fait beaucoup parler de lui, nous l’ignorerons comme à l’accoutumée.

J’arrête là sinon quelques esprits chagrins diront que je recommence à faire mon cinéma…

 

Trois lignes rouges sur peau blanche. Traces de « Cannes de Festival », notre production commune. Underground. Hors compétition.

 

De cannes ?

Là aussi peut-être aurais-je dû, l’anglais étant l’idiome quasiment officiel, l’écrire « cane »…Mais je me serais sentie « oie ».

D’ailleurs, honneur à l’Asiatique qui préside et inspire quelque peu : parlons uniquement d’ « in the mood for » bambou !

 

Nous avons l’habitude et tout notre temps.

Nous croisons paisiblement aux croisillons de la Croisette.

En frégates de Taïwan ? Certainement pas en « vedettes » !

 

Je reviens tendue en « vol vers » ces morsures de « caïman » que j’aime tant…

Nous ne courons donc pas, pas plus que nous ne concourons.

D’ailleurs, que pouvions-nous espérer ?

La mise en scène ? Ah ? Pourquoi pas !

Quelque chose pour Ton rythme et ma musique conjugués ? Peut-être.

 

Mais assurément rien pour Ta photo.