AURORAWEBLOG Saturn -Francisco Goya

                               Francisco Goya

Préambule qui n'a rien à voir avec la note qui le suit.

J’espère qu’il ne viendrait pas à l’idée d’un seul imbécile ( enfin, un, peut-être bien que si ! ) que lorsque je pointe du doigt comme je le fais souvent ce qui me paraît un dysfonctionnement dans le BDSM, cela signifie que je me considère comme « meilleure » que d’autres.

J’ai simplement voulu que la sexualité qui est la mienne soit mon « thème-à-blog ».

Et j’ai désiré que ce blog ne soit pas ouvert qu’aux seuls « élus » mais aussi à des lecteurs « non pratiquants » de cet art d’aimer, de ce mode de vie, des ces jeux érotiques particuliers ( là, chacun choisit sa version de la chose ).

Pour être crédible face à des visiteurs qui ne font pas partie de ce cercle étroit, il faut être honnête et donner une vision critique de tout ce qui « déborde » chez nous et non faire dans le consensuel et tout accepter sous couvert de tolérance, attitude qui est généralement la justification affichée dans leurs textes par les plus intolérants d’entre nous.

J’assume tout ce que j'ai dit ici et notamment la critique récente d'un certain livre et de son auteur. C'est ce que "je" pense.

Si on a lu ce livre et qu'on veut en relater une toute autre chronique, on peut le faire. Sur son espace perso ( son propre blog ) par exemple. Et non faire - à plus d'un mois de distance - des moulinets stériles autour de ma propre position quant à ce bouquin.

Ceux qui ont à le savoir le savent : il y a plus de trois ans que je n’écris plus dans "Le" pré carré barbelé de mes débuts et si  AURORA  est en effet (puisque cela semble la dernière découverte, l'oeuf de Colomb d'un médisant!) un « pseudo » qui me conserve un certain anonymat (comme tout pseudo, notamment celui - ou l'un de celui - du découvreur de l'oeuf ), je n’en ai plus quatre, ou trois, ou deux et je n’en change plus non plus au gré de mes humeurs ou de mes bleus à l’âme, effaçant l’ancien pour en créer un nouveau ( d’autre(s) - pluriel puisqu'il y a pseudo(s) -, « ailleurs », n’ont par contre pas perdu les bonnes vieilles habitudes et s'y sont remis de plus belle!  ).

Je le(s) laisse donc crier dans la nuit ou crier aux louves, ce qui revient…( toujours )... au même!!!

 

Lu sur une liste MSN (sympa comme tout) la question suivante :

« L’âme d’une soumise, à qui appartient-elle ? ».

 

Evidemment, c’est « notre » vieux thème de l’abandon qui ressort là, cette idée de l’abandon total à l’autre qui nous est propre, mais que nous avons hérité ( que nous le reconnaissions ou non ) du romantisme à travers l’expression « se donner corps et âme ».

Cette « âme » ayant un côté un tantinet trop « bénitier »  pour moi, je la « convertirai » en simple « esprit » ( et non « simple d’esprit » ).

Pour en dire que l’esprit de la soumise lui appartient à elle et à elle seulement.

Il suffit de songer à ce qu’est l’incessant « dialogue intérieur » que chacun mène avec soi-même.

Pas un « Maître » et pas même le plus grand des amours ne pourrait mettre fin à cet étrange mouvement perpétuel de la pensée qui est sans doute du à la physiologie du cerveau.

 

On ne se donne donc pas « corps et âme » mais « corps et cœur », ce qui est aussi beau et déjà énorme en soi.

 

Je sais qu’il y a dans nos rangs des « laveurs de cerveaux » qui regretteront mon affirmation tant ils voudraient « tout » s’accaparer de leurs griffes crochues…

N’y a-t-il pas des « contrats BDSM » passés entre des personnes consentantes qui stipulent que le salaire de la soumise revient au Dominant pour gestion ?

Une sorte de mise sous tutelle.

Consentie, je le répète.

Il faut souhaiter à ces couples-là de durer toute la vie, sinon on imagine mal le moment de la « liquidation des biens » du ménage devant le juge aux affaires matrimoniales et la vision que l'homme de la loi aurait de ce consentement...éclairé. 

 

Bon, en tout cas, et M. le sait, mon cœur et mon corps sont à lui.

Mais pas mon « âme ».

D’ailleurs, noire comme elle est, ce ne serait pas un cadeau !

 

 

 

 

 

 

 

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