AURORAWEBLOG Lochai Bondage photographer Model Claire Adams  

                 AURORAWEBLOG Lochai Shibari photographer

                                                       Photos © Lochai

 

Quand l’Amérique rencontre avec talent et respect la tradition japonaise…

 

Lochai est un cas à part dans le monde de la photographie fetish.

Cet homme qui vit en Floride à Coral Springs est aussi reconnu comme un « maître de shibari » à l’instar d’une Midori auprès de laquelle il reconnaît avoir « eu la chance de pouvoir se former ».

Mais là où Midori confie à Michaël Blue le soin de fixer son « œuvre de liens » sur pellicule, Lochai officie de bout en bout.

Si son travail purement fetish est, pour mon goût, assez classique, dès que son objectif saisit la corde, c’est tout autre chose. Il a l’habitude de « lier » d’abord et de s’occuper ensuite seulement de l’ « agencement » de la photographie.

Lochai ne se contente pas de photographier : le « monde des liens » est aussi son univers intime.

Il a découvert sa diversité, enfant dans un bus scolaire, le matin où, mu par un instinct, il passa sa ceinture autour des bras de sa petite camarade habituelle.

La meilleure définition de son « travail » de « shibariste », il l’a donnée lui-même fort justement :

« I use the rope as my paint and the body as my canvas. »

Les adultes pourront se rendre compte de son style très personnel (les deux images présentées ce soir n’en sont pas forcément la meilleure représentation) sur son site www.kirinawa.com. (« kirinawa » veut dire en japonais « corde coupée dans un but ».)

Je conseille, on l’aura compris, de choisir dans le portfolio d’explorer la section « kinbaku » plutôt que la section « fetish »…

 

 

SUR LA PLAGE...

 

Tout au bout de la jetée de bois, il y a la plage qu’on voit, sable sauvage peuplé d’ajoncs, où les vagues viennent et vont.

Privée de mes deux bras, irai-je plus loin dans ma robe de soie qui gonfle comme voile ?

La mer n’est pas étale.

Il y a des moments où l’on a peur du vent : il nous faut un regard qui parle et qui déclare.

Des yeux qui encouragent.

Et à qui dédier dans notre désarroi les liens qui nous encagent, le chanvre qui nous broie.

Je ne peux rien toucher et à peine bouger.

J’avance à genoux, Cendrillon aux pieds nus.

Je progresse pour Vous, Vous qui me dites « tu »…