bdsm rouge noir AURORAWEBLOG

                              Photo Dietmar Breitkeuz

 

« Le feu et la glace. Le chaud et le froid . Jamais le tiède. »

Voici là quelques mots de Ton profil d’antan. Celui que je lus un soir d’il y a trois ans et demi sur un chat BDSM .

Je m’en souviens par cœur. C’étaient mes préférés. Je ne vois jamais que ce que je veux voir vraiment. Et le reste m’effrayait. Sourire…

 

Je Te les offre ce soir. En rouge et noir. Non pas en noir et blanc. Cela aurait quelque chose de trop schématique.

Mais le rouge et le noir…

Pense à Brel. Sors ces quatre lignes de tout le contexte de la chanson :

« Et quand vient le soir,

   Pour qu’un ciel flamboie

   Le rouge et le noir

   Ne s’épousent-ils pas ? »

 

Oui, la relation qui nous unit (et celle qui en unit bien d’autres) est faite de ces deux couleurs et de leur paradoxe. Le feu de la passion. Le froid de l’inconnu.

Le mariage des deux, c’est la confiance, c’est le respect.

Alors, l’inconnu fait chaud au cœur aussi. Et on est prêt à l’affronter auprès de celui qui nous a donné le feu.

Le feu pour se chauffer. Le feu pour s’ éclairer. Le feu pour aimer.

 

J’ai parfois été cendre. Tu es venu pour ranimer les braises qui couvaient tout en dessous et dont je ne sentais plus moi-même l’existence.

 

Que dire de la glace ? Sinon qu’elle est quelquefois le meilleur moyen de piquer au vif.

Glacé comme le Merlin prisonnier dans l’ « Excalibur » de Boorman mais toujours actif même en ce royaume de transparences immobiles.

Tu es par moments cette glace lorsque nous jouons le jeu de l’inaccessibilité pour Toi, du tout abandonner pour moi. Et c’est encore une glace qui brûle.

De feu d’enfer, de besoin, de dépendance. De supplications. De gémissements.

 

Le rouge. Le noir.

Le feu. La glace.

 

Mais pas le tiède. Tu avais bien raison.

Jamais le tiède et sa non saveur. Son non sens. Son non ressenti.

Un tiède de tisane. Un tiède de cheminée qui s’essouffle.

 

Non. Jamais ça pour nous.

 

 

 

 

 

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