En violet, en italiques et rien que pour Toi donc comme au temps des interludes de l’ « Abécédaire » d’AURORAOULEWEBLOGVOLE….

 

 

Toi et moi, moi et toi. Un huis clos, la chambre. Nous deux, des instruments, des accessoires comme on dit… Pauvres seraient ceux qui voudraient gloser sur eux, en donner des définitions, des descriptions, des modes d'emploi …

 

Il y a tes mains, tes bras qui se prolongent parfois d’un morceau de cuir ou de rotin : ce sont toujours malgré tout seulement tes mains, tes bras, sur moi, autour de moi...

Comment nomme-t-on cette chose qui me met dans tous mes états ? Une canne, une badine ?

Et après ? Elle ne fait que me faire décoller, quitter le monde de la pesanteur pour m’amener vers un autre état où je savoure ma douleur.

 

Ma douleur ? Plus forte cette fois-ci ? Oui, sans doute… Mais tu ne prends rien à mon corps défendant, tu ne fais que me pressentir, entendre ce que je te supplie de m’accorder.

Tu ne fais que prendre ce que je t’offre.

 

Cette constriction folle qui ravage la chair de mes seins, c’est une corde ? Oui, c’est bien le nom qu’on lui donne. Pourquoi l’as-tu serrée autant ? Pourquoi ne me l’ôtes tu pas très vite ?

Sa morsure dentelée a déjà marqué profondément ma peau… Tu n’enlèves rien, tu rajoutes même quelque chose qui serre encore plus la pointe de mes seins qui darde comme une prière vers je ne sais quels cieux…Pourquoi, pourquoi ?

Parce que je veux cela, je veux même plus.

 

La nuit est déjà devenue matin, les premiers bus reprennent leur ronde de l’aube.

Mes fesses sont rougies, striées de lignes qui se boursouflent un peu maintenant. Et pourtant, c’est moi qui vais chercher, quasiment ivre de sommeil cet autre objet dans l’armoire parce que je veux que tes mains, que tes caresses,( oui, je parle bien de caresses pour moi) aient à présent son apparence…

 

Faire un texte pour dire qu’il s’agit d’une cravache et comment on doit l’utiliser? Ah ! non, sûrement pas, pas ce soir… Pour l’heure, elle est un nouveau pic dans mon plaisir. Dans le tien… Ne me dis pas que tu n’aimes pas quand nous sommes ainsi tous deux épuisés, recommencer, ramener le calice vers les lèvres, être tous deux un peu plus saouls mais pas encore rassasiés…

 

Repais toi de mes gémissements, je ne crierai pas, je ne peux pas crier, je ne peux pas pleurer tant je suis affolée de ce que je trouve au plus profond de moi, une insatiabilité qui m’excite autant qu’elle t’excite… Et oui, j’ai mal, mais je suis au-delà de ce mal…

 

Je suis à toi.

Appartenance. Dépendance 

Recevoir. Donner.

 

Les quatre mots clés du joli profil « renseigné » autrefois.

 

On peut les résumer en un seul verbe : partager.

Et ma douleur, et mon plaisir, tu viens y boire et les partage.

 

L’évanescente s’est envolée… Il devait en être ainsi de toute éternité, n’était-elle pas que passante ?

Elle était de celles qui traversent le ciel comme une étoile filante, le temps, juste le temps de trouver la main qui tient la baguette magique qui peut faire d’elle un astre d’or.

 

EVANESCENTE ?

C’est moi, AURORA.

Grâce à toi.