Tableau Peter Klint

 

M COMME METAPHORE 3 ( LE LANGAGE DES SIGNES ) ...

 

Une séparation. Exil Toujours trop long.

Qui prend fin.

 

Prendre le train.

M’en revenir vers Lui.

Etre déjà avec Lui.

Besoin d’une trame qui lie. D’un fil qui dit. Tissu symbolique. Métaphorique.

Je suis vêtue de noir. La robe et les bas. On approche du soir. Et j’ai sommeil déjà.

Seule dans le wagon, je n’ai pas même besoin du téléphone…Mon vêtement donne le ton, je suis harmonie qui résonne.

La machine traverse des plaines et des vallées. Le Canal du Midi est bientôt du passé.

J’ai étendu mes pieds jusqu’au siège d’en face, je me sens fatiguée, je me sens un peu lasse…

 

La longue dame brune attend qu’il fasse nuit, qu’apparaisse la lune pour être prêt de Lui.

Pour l’égaré du soir passant dans le couloir, je suis la femme en noir. Il ne peut deviner que la sombre couleur n’est pas de désespoir… Emblème de douleur. Oui, de plaisir cherché.

Je n’aime pas les codes. Mais parfois je m’en sers. J’en fais alors une ode, un phrasé nécessaire. Un passage obligé pour me déclarer. De manière invisible. De façon indicible.

 

Marquer ma condition en toute discrétion.

Sans que les autres sachent, être s.

Nommer ce qui m’attache… Black dress…