M COMME MEANDRES ...


Où est la lumière ?

Où est l’once de vérité

Qui nous permet d’être sur terre

Sans toujours être déchiré ?

 

Il faut accepter nos méandres

Qui vont de janvier à décembre,

Du début à l’infinité…

Il faut les suivre, éclairé.

 

Cela n’est pas toujours facile :

Il en est pour nous rappeler

Que nous sommes bien fragiles

Qu’il ne sert à rien de tenter.

 

Aux goules que les nuits obscures

Nous envoient pour nous enlever

Le courage des déchirures

Il faudra savoir résister.

 

Garder notre sang d’aubépine,

Fleur des chemins d’enfance nue,

Garder nos rêves d’aube fine

Notre plaisir de l’inconnu

 

Cet inconnu qui vit en nous

Qui est le vrai but à rejoindre,

Cette lueur au bout du trou

Qui est ce qu’il nous faut atteindre.

 

Ne pas se mentir à soi-même,

Ne pas vouloir être un modèle,

Tourner le dos aux vains emblèmes,

Ne pas se cacher sous leur aile :

 

Nos méandres nous appartiennent

Chacun les siens, si différents,

Ces méandres qui nous enseignent

Notre pourquoi, notre comment…

 

Verrons-nous un jour les étoiles

Au bout de notre folle quête ?

Viendra-t-elle la nuit sans voile

Qui abolira les défaites ?

 

J’y crois comme je crois en Toi

Qui as chassé mes idées fausses

Sans me promettre toutefois

Une vie en jardin de roses.

 

J’y crois comme je crois en Toi,

Qui, brisant mes vieilles idoles,

Au bout de mes méandres m’as

Donné le feu de MA parole

 

Comme une torche pour les jours

Où l’on n’y voit goutte à seize heures,

Comme un talisman vrai d’amour,

Seul à protéger du malheur….