ART   TARTOUILLE

 

M COMME MARIONNETTE...

Dans « mon » BDSM ( mon = le mien, celui de ce blog), la marionnette est un thème récurrent . Je vous la présente cette fois-ci, façon « Art Tartouille » pour faire un signe amical à notre cher Trasimarque.

 

Et sans doute que cet « art tartouille » est le plus à même de donner la vraie signification de cette marionnette qui habite mes pages.

Le « signe » qu’elle est en apparence n’est surtout pas à prendre au sérieux. La marionnette est l’image du « jeu » en soi, c’est à dire quelque chose d’à la fois ludique et théâtral . Qui ne manque pas de sa dose de gravité pourtant. Le ludique n’est-il pas le « plus vivant » de la vie et si le théâtre est sa représentation, on sait depuis Pirandello combien le représenté peut s’incarner.

 

En bref, lorsque je suis marionnette et qu’on tire mes fils, il y a une part de déguisement. La photo tartouille est un bon choix pour me faire comprendre avec le rouge des cheveux, les vêtements impossibles qui en témoignent.

L’autre part est authentique : c’est celle à décrypter derrière le signifié des fils qui donnent son mouvement à la marionnette. Il est des jours si lourds dans la vie que j’en viens à penser vraiment que ce sont eux qui me permettent de me tenir debout. Toutes les pratiques du BDSM n’étant que l’illustration physique d’une sexualité avant tout cérébrale et visant à cela : faire grandir l’autre.

 

La marionnette est donc à la fois deux choses : le jouet d’un instant, lorsque je me veux poupée pour Lui, un plaisir particulier parmi d’autres mais aussi la femme qui se laisse aller, abandonnée au bout d’un fil qui lui donne une grâce.

Qui n’est pas forcément « un air gracieux » mais la grâce qui m’est donnée d’être soutenue, confortée, guidée.

Aimée.