Réédition de 22 h 20 merci à Gima pour la reprise du flambeau....

 

 

Dimanche, dans un grand bel élan communautaire, nous décidons de « défendre notre U-blog ».

Il s’agit, semble-t-il, de poster des textes sous ce titre et de nous relayer ainsi…

C’est qu’il a bien besoin d’être défendu U-blog, ça, oui.

Comme on nous le propose, je m’inscris même à une mailing-list . Je ne reçois rien. Ma foi…

Je continue, bonne brebis, lundi et mardi  et mercredi à poster mes « Défendre notre U-blog ». Ido fait de même. Je m’active en forum. Inutilement.

Les autres ont disparu. Occupés ? Démobilisés ? Perdus en mer ?

 

Il est bien évident que je n’inclus pas dans mes propos ni les remarquables efforts de Anne, (Chiboum) pour mettre en place ce dialogue en chat « AIM » vendredi avec Loïc le Meur, ni les questions posées par Lou, elle aussi dans le forum.

 

Et aujourd’hui, jeudi ? Plus rien. Le « soufflé » est même tombé encore plus vite qu’un prédicateur l’avait annoncé en forum, forum prémonitoire que Loïc s’était empressé de reproduire dans son blog….

 

Pour ce qui est du chat, je n’irai pas. Je crains trop, sans avoir besoin de marc de café, que cette initiative ne se solde, pour les participants, qu’à servir de faire valoir à Monsieur le Meur qui pourra ainsi prouver sa disponibilité et sa qualité d’écoute. Ecouter n’engageant à rien..

Je pense que nous allons assister à des promesses sur les U-blogs gratuits, promesses qui ne coûtent rien, puisque ceux-ci n’ont jamais, bien au contraire, été menacés par l’arrivée de Typepad. Les gratuits, c’est l’amorce commerciale pour Typepad.

Mais le fait que Loïc n’ait pas répondu à mes demandes en forum concernant les U-Blogs Payants et l’installation des fonctionnalités promises en novembre et décembre ne m’incite pas à aller lui poser les mêmes sur un chat.

Pourtant, elles sont bien là, les questions qui gênent à l’entournure, légalement, au travers du « contrat non respecté » .

Pour reprendre mon image du forum, j’ai choisi d’acheter un vélo parce qu’on m’a promis d’en réparer les freins.

Peu m’importe que la marque m’offre aujourd’hui une voiture à airbag et direction assistée : je n’ ai pas le permis ni les moyens d’avoir un chauffeur.

Et mon vélo attend toujours sa réparation .

 

Mais il aurait fallu un tout autre mouvement, et un mouvement en nombre, qui « délègue » ensuite ses représentants sur un chat pour espérer « arracher » quelque chose

Or, il faut le dire : ce nombre, je le cherche.

J’en arrive à penser que la plupart des U-blogueurs sont indifférents ou n’ont rien compris, ou ne s’informent pas et passent seulement poster leur note.

Je pense notamment aux U-blogueurs payants : comment admettent-ils d’avoir été ainsi abusés par des promesses qui ont fatalement quelque part motivé leur abonnement ?

J’en reviens toujours pour mon cas précis à cette fameuse pré-validation optionnelle des commentaires . J’y ai cru. Je l’ai attendue. J’ai abonné cinq blogs dans cette attente. Cinq U-blog. Pas cinq Typepad.

Comment admettent-ils aujourd’hui, les U-blogueurs payants, la phrase « Il n’y aura plus de nouvelles fonctionnalités sur U-blog » alors que ces nouvelles fonctionnalités sont inscrites dans le contrat. Le contrat U-blog . Pas le contrat Typepad.

Je ne constate pourtant pas des arrivées massives de ces U-blogueurs sur Typepad.

Je constate surtout un immobilisme affligeant là où aurait dû naître une vraie mobilisation.

 

Alors, je me rends compte qu’une fois de plus mon « idéal communautaire » m’a joué des tours. Donc, je vais me taire et s’il est besoin de défendre quelque chose dans un proche avenir, c’est le « mien » d’U-blog, et non le « nôtre », que je défendrai.

Et Typepad alors? Moi, connais plus, connais pas, veux pas connaître.

Et comme personne ne m’oblige à y aller, je ne vois pas pourquoi, je continuerai seule à changer le fil conducteur de mon blog pour suivre une consigne que les autres n’ont pas validée et publier des notes  rasoir en un lieu que j’ai destiné à toute autre chose.

 

Je vais quand même vous expliquer pourquoi.

 

Il s’appelait François. Ou Paul. Ou Vincent. De toute façon, c’était comme dans un film de Sautet.

L’histoire se passait sur un joli chat accompagné d’un forum. Gratuit d’abord. Et libre. J’y avais quatre pseudos. Pourquoi ? Pour des raisons qui étaient logiques dans la conjoncture d’alors. Trop long à expliquer et sans aucun intérêt ici  Je n’étais pas la seule. Il y en avait, et non parmi les moindres, à en compter autant que moi.

Rien ne pouvant demeurer gratuit sur le Net, l’endroit devint payant.

J’ai abonné tous mes pseudos, désireuse d’être une active participante. Je fus même parmi les vingt premiers à le faire avec la bénédiction du gestionnaire du lieu à qui j’avais demandé le modus operandi : un seul mandat, plusieurs ? J’ai conservé copie de ces messages.

 

Revenons-en à Vincent. Ou Paul. Ou François.

Je ne l’ai jamais vu. Je le lisais tout simplement. Je trouvais ses textes très bien écrits. Il y avait de quoi. Il avait déjà publié. C’était un poète « pour de vrai » comme disent les enfants.. Et vraiment, parmi les fadaises ambiantes (les miennes comptent dans ce lot), il faisait de la lumière, du sens, quoi…

Avec le passage au payant, arriva la modération des textes . Allez comprendre !

Au lieu d’être mis en ligne sur l’instant, il fallait attendre les validations quotidiennes. Cela perdit beaucoup en spontanéité de réponse. On croyait intervenir sur le texte et les arguments  de X. et voici que Z. et Y., ayant posté entre temps et avant vous, brisaient le fil du forum et que ça partait en niquedouilles. Et en propos de mauvais aloi,  parfois insultants, qui plus est.…Rien n’était plus pareil.

 

Paul, François ou Vincent connut les affres de la censure. De lui, un texte sur deux « sautait ». Drôle d’histoire : histoire privée. Mais je l’ignorais.

Qui monta naïvement au créneau pour le défendre et défendre une idée « idéale » du lieu ? Moi, rien que moi. Les autres ? Motus.

Quelle importance ! Il faut toujours se battre contre la censure, n’est-ce pas ? Et puis, j’aimais tellement cet « espace de liberté ».

 

Vincent, François ou Paul finit par le quitter, le lieu béni. Avec tambours et trompettes. Dans la foulée, moi, je m’en fis virer. Motif : j’avais quatre pseudos. On venait de le « découvrir » !

Les autres, ceux de la communauté, ne prirent pas plus ma défense qu’ils avaient pris celle de Paul ou Vincent ou François.

Et le comble, c’est que tant de mensonges et d’écrits habilement tronqués circulèrent d’un écran à un autre, d’un mail à un autre, que nous reçûmes, enfin que M. reçut, une lettre de huit pages d’injures sur mon compte…

 

En provenance de François. Ou Vincent. Ou Paul.

Et oui !

 

C’est une histoire ancienne. Vous en tirerez la morale que vous voudrez. Je m’étais juré que ça ne recommencerait plus. J’ai presque failli refaire le même scénario avec l’U-blog à défendre. On change juste les noms et on se retrouve chez Sautet.

 

Merci beaucoup. Très peu pour moi. J’ai déjà vu le film. Je connais la fin. Et je peux vous dire que ce n’est pas la liberté qui gagne.

Mais à qui la faute ?