Comment nommerais-je les vagues

Sinon du mot amour en moi

Ma douleur mon corps qui divague

Et qui m’amène pas à pas

Dans les labyrinthes obscurs

Où le temps arrête son vol

Me projetant dans l’aube pure

D’un doigt d’elfe sur mon épaule

Tu es le mage des demains

Le vin enivrant de ma vigne

Ta main qui me dessine en liens

Fait de moi une seule ligne

Un cristal absolu limpide

Moi si droite devant le jour

Ligne verticale et rigide

Psalmodiant le mot amour

Le mot douleur le mot donner

Et leur synonyme accepter

Dans ces sables où la nuit s’enlise

Je porte mon nom de soumise

 

Et l’écho du matin en fait

Une éblouissante clarté.