Ceci est du reblogging dû au grand bug de KarmaOS en 2014. Il y aurait 53 notes à reproduire pour que mon « AURORAWEBLOG » apparaisse ici dans son intégralité. Faute de temps, je n’en passe que quelques-unes, les plus intimes. Ce blog racontera ainsi un  amour trahi depuis la ferveur du début jusqu’à la misére de la fin.

Le post ci-dessus (je le préciserai pour chacun d’entre eux) date du 29/05/2013 pour sa première publication… Vos commentaires sont absents sur ce reblogging. Je n’ai, hélas, pas pu les retrouver dans « mes documents »…

 

 

 

 J’ai envie de continuer ce blog mais je ne sais plus par quel bout le prendre. En faisant un commentaire au très joli poème que Marden m’a dédié il y a quarante-huit heures, j’ai le sentiment d’avoir « gelé » mon blog, un peu comme si, à travers leur silence, les gens m’adressaient l’admonestation « Raconte pas ta vie ! ». Et bien si !

Un blog BDSM, ce n'est pas uniquement une enfilade de photos de prouesses accomplies pendant des « séances », pas plus qu'un simple carnet de soumission (non, je ne dors pas et ne dormirai jamais sur un tapis au pied du lit de « Mon Maître ») et ce n'est pas non plus seulement de longs discours creux et pompeux sur des certitudes (glanées ici et là sans aucune originalité) quant au « protocole » mais c'est aussi le quotidien parfois glorieux et parfois pitoyable de celles et ceux qui (comme nous) vivent -en certains moments- ce que d'aucuns se gargarisent en appelant le « Lifestyle ».

Aujourd’hui, je me suis promenée sur les blogs BDSM que je connaissais et si nous excluons ceux qui ne publient plus depuis belle lurette, les autres qui postent encore -mais qui étaient en couple- ne le sont plus ou tout au moins ont changé de partenaire à 90% sur cette période de dix années.

Ce qui ne les différencie en rien des couples « classiques » que je peux rencontrer dans mon entourage proche : on obtiendrait le même pourcentage si l’on faisait des statistiques.

Alors, peut-être valait-il mieux, comme nous l’avons fait, sauver notre couple une fois de plus.

Tout ceci pour dire que nous sommes bien loin d’être un couple idéal ou un modèle quelconque.Que des crises, nous en avions connues par le passé et que ce blog en témoigne.

Mais que celle-ci a quelque chose de particulier, c’est qu’elle ne serait pas advenue si un couple de deux ordures (qui n’avaient d’ailleurs strictement rien à y gagner sinon l’euphorique plaisir de nous conduire à la rupture) n’étaient pas, subrepticement, pendant sept mois et totalement à mon insu, venus mettre le doigt entre l’écorce et l’arbre.

Alors, le commentaire, je le republie ci-dessous mais en tant que note, tant je le revendique.

Oui, je raconte ma vie ici, non par masochisme, mais parce qu’après avoir pris un seau de merde qui s’est lentement écoulé, goutte à goutte, sur ma tête durant deux mois, je pense que cela peut-être utile de dire haut et fort que nul n’est à l’abri de personnes nuisibles qui peuvent, un matin, débouler dans notre existence et essayer de la mettre en pièces.

Et je n’en dirai pas plus, comme je le précisais dans ce qui suit mais je sais que l'image renvoyée dans le miroir du mépris bien généralisé dont ce blog est l'objet (mépris qui dure pesamment depuis des années même si, peu ou prou, tout le beau monde y est passé un jour ou l'autre pour « piquer » une idée de note culturelle ou un poème pour son propre weblog dans un moment de disette d'inspiration) et de ma personne -précisément qualifiée et quantifiée à travers ce blog- ne fut pas pour rien dans le jugement de pierre et les actions dégueulasses de ces deux malfaisants…

 

« Marden, je te trouve courageux d’avoir publié ce beau texte ici et crois-moi, j’en suis très émue et, de plus, je t’en suis infiniment reconnaissante…
Comme tous les couples, nous venons de traverser une crise. C’est la troisième : 2008, 2010, 2013. Je veux croire au « Jamais deux sans trois » et espérer que, vraiment, nous en avons fini avec la loi des séries et que celle-ci a été la dernière.
Pour moi, c’est elle, aussi incroyable que cela puisse paraître, qui aura été la plus difficile.
Parce que, pendant des mois, j’ai vécu hébétée par ton attitude dans une toile d’araignée de mensonges (que je ne voyais pas) doublée de très mauvaise humeur de ta part et que quand le pot aux roses s’est dévoilé, j’ai été tellement stupéfaite des proportions que ce labyrinthe de duplicité avait pris que j’ai bien cru que tout allait s’écrouler et que j’ai eu envie, oui, de te quitter. Pour la première fois en plus de dix ans, j’ai eu cette envie.
Je n’écris pas ici quelque chose que je ne t’aie pas dit déjà mais j’apporte mon commentaire comme n’importe quel lecteur.
On pourra penser que mon « pardon » est celui d’une idiote mais il y a dans cette dernière accumulation de choses réellement moches qui ont occulté nos deux derniers mois après que j’ai tout découvert (je n’ai pas envie d’entrer dans les détails, que ceux et celles qui ne comprendront rien ne m’en veuillent pas), un point de départ qui me permet de passer l’éponge : contrairement à moi, tu es influençable.
Et si, à l’automne, tu n’avais pas rencontré ce couple, ces deux -elle comme lui- salopards (je sais, le mot est dur mais si j’écrivais celui que je pense, il serait encore plus dur), rien ne serait arrivé.
J’en suis absolument certaine parce que je me souviens que, dès que tu m’avais parlé d’eux, mon intuition de femme (c’était aux derniers jours d’octobre, tu les connaissais alors seulement depuis quelques semaines) m’avait fait te dire immédiatement que cette relation, d’une manière ou d’une autre, allait nous amener, nous (nous deux), au désastre.
Je ne me trompais pas et cela me soulage de l’avoir écrit maintenant sur cette page.
Justement parce que cela va nous permettre de la tourner.
Et moi aussi, je t’aime… »