Jean Jullien 13 novembre 2015, la barbarie à Paris.

© Jean Jullien

 

« L’horreur, l’horreur… », les derniers mots du Colonel Kurtz (incarné par Marlon Brando) à la fin de l’ « Apocalypse Now » de Francis Ford Coppola, sont à entendre comme le constat de la sauvagerie qui menace sans trêve les peuples.

Cette horreur, la France est en train de la vivre depuis hier soir.

Nous sommes entrés dans la spirale du terrorisme, la stratégie du chaos.

La barbarie a fait un nombre incroyable de victimes innocentes hier dans la nuit : tous étaient nos sœurs, nos frères, nos enfants, quelles que soient leurs idées ou leur couleur.

Ce que nous leur devons est un travail immense.

Maintenant, nous avons des défis à relever et le premier de ceux-ci est de vivre debout, de montrer que nous n’avons pas, que nous n’aurons jamais peur, que nous serons toujours là face à l’obscurantisme pour le refuser et lutter.

Lutter jusqu’à la victoire.

C’est sur Facebook que j’ai commencé par réagir hier soir parce que mon fils en possède un et que c’est là qu’il s’exprime. J’ai donc suivi sa démarche en attendant d’en savoir un peu plus pour venir sur ce blog.

Les commentaires que j’ai pu lire sur Facebook m’incitent à mettre aussi en garde.

Attention à ne pas nous tromper de cible, à ne pas faire d’amalgames

Oui, nous sommes certainement désormais en guerre mais il fait nommer clairement notre ennemi et ne surtout pas choisir de bouc émissaire dans la hâte et la fièvre, dans les manifestations parlées ou publiées de notre immense douleur : les migrants, les musulmans ne sont pas les responsables de ces tueries. Bien au contraire, ils les dénoncent comme nous.

Je suis athée, laïque, française, démocrate.

Je suis surtout respectueuse de tous ceux qui s’associent à notre peine.

Ce n’est pas une religion et ses pratiquants lambda qu’il faut stigmatiser, ce ne sont pas les malheureux migrants qui fuient les débordements de fanatiques dans leurs pays.

Nos ennemis, ce sont les intégristes qui sont la destruction aveugle, l'inculture totale incarnées et qui agissent au nom d’un dieu qui, s’il existait, aurait honte d’eux…