Dennis Hopper (1936 - 2010), réalisateur et acteur de "Easy Rider" en 1969.

 

 

Parmi les films les plus obscurs de David Lynch, s’il en est un qui parle clairement aux amateurs de BDSM, c’est bien « Blue Velvet ».
Et ce n’est que grâce à la magistrale interprétation que Dennis Hopper y fait du rôle de Frank.
 
Dennis Hopper nous a quittés ce samedi.
On le savait très malade. Un cancer de la prostate l’emporte donc à 74 ans.
 
Mais peut-on « emporter » Dennis Hopper, « born to be wild »?
 
En celui qui débuta aux côtés de James Dean dans « La fureur de vivre » (« Rebel without a cause ») et qui, beaucoup plus tard, n’accepta de participer à l’aventure d’ « Apocalypse Now » de Francis Ford Coppola qu’à la seule condition d’y avoir une scène avec Marlon Brando, on voit tout de suite la filiation.
Comme on connaît l’héritage, le flambeau passé à Sean Penn qui le fit tourner dans « The Indian Runner » en 1991.
 
Cet artiste polyvalent, acteur, photographe, peintre et metteur en scène révolutionna en 1969 le cinéma américain en se faisant le réalisateur (et l’interprète aux côtés de Peter Fonda et de Jack Nicholson) de « Easy Rider », un road-movie devenu le mythique emblème de la contre-culture hippie.
 
Dennis Hopper s’en est allé - on veut l’imaginer - chevauchant son « chopper » dans le « Blue Velvet » du firmament pour toute l’éternité.
 
Ma génération sait ce qu’elle lui doit.
Elle ne l’oubliera pas.