BDSM Soumise Pin-Up Rousse en cuir, drawing by Turk.

BDSM Bondage Soumise Pin-Up au bambou, dessin par Turk.

Dessins © Turk.

 
 
Bien que je sois une velléitaire née, il m’arrive parfois de me remuer et de saisir le taureau par les cornes.
 
Ainsi, constatant depuis quelques temps combien mon vieil ordinateur devenait lent et poussif, je me suis résolue ce dimanche à mon réveil à entreprendre la sauvegarde des fichiers inclus dans « Mes Documents ».
Si mon unité centrale rend l’âme un de ces quatre, je n’aurai rien perdu d’essentiel.
 
La chose, qui n’avait pas été faite depuis deux ans, impliquait cependant un vaste « déblayage » et notamment de me décider enfin à « virer » tout un tas de dossiers d’images dont j’avais pu penser me servir tôt ou tard pour illustrer ce blog et qui, finalement, ne m’avaient jamais inspirée.
 
Encore toute sous le charme d’Angoulême (et si ce charme perdure, c’est que j’ai découvert tout à fait par hasard - avec ravissement et grande joie pour lui - que j’avais été autrefois la baby-sitter de l’un de nos plus jeunes talents français prolifiques qui y étaient présents mais là, chut !, mon anonymat ne me permet pas d’en dire plus…), j’ai donc prêté une attention toute particulière à l’icône jaune de mes « BDSM Dessins ».
 
Le tri a vite été fait. Que d’horreurs !  Que de coups de crayons pour rien…
N’est pas Crepax, Von Götha, Manara, Sorayama, Frollo ou Varenne qui veut, hélas…
Souvent, « on » ne fait que dans la grosse cavalerie, le trait misogyne et l’image choc.
 
Soyons toutefois honnêtes, le dessin BDSM, même mineur, n’est pas toujours aussi « crade » que ça !
Sur le thème de la « pin-up » par exemple, voulant conserver l’ensemble des œuvres délicates de Sorayama, je me suis « trouvée » un sous-fichier intitulé « Turk ».
 
De celui-ci je ne sais rien (et n’ai pas plus retrouvé de traces en cherchant sur Google ce soir) si ce n’est l’endroit où j’avais « volé » ses dessins - la page « sample free » d’un site BDSM payant, « SM Village », qui connut de beaux jours au milieu des années 2000  avant que de disparaître - et la raison de mon larcin : elles mettaient en scène voluptueusement certains de mes fantasmes.
 
A celles et ceux qui s’étonneraient : « Mais comment, au bout de sept ans, elle avait encore des fantasmes non réalisés ! », je ne répondrai qu’une chose : « Heureusement ! » et j’ajouterai que je pensais même que cet état de fait assurait la longévité d’un couple.
 
Me voici donc seule avec mes fantasmes. 
Et c’est une bonne chose qu’ils soient présents.
Ce sont eux qui me donnent l’envie renouvelée de m’immerger encore et encore, plus et plus, dans la suite de ma sexualité et de mon désir BDSM.
 
Je reconnais que les deux images préservées dans mon disque de sauvegarde  aujourd’hui et que je présente cette nuit ici ne sont pas du grand art.
Pas du tout même selon mes critères.
 
Mais cette soumise rousse bâillonnée et toute vêtue de cuir avec une originalité qui n’est pas sans me rappeler celle de Barbarella est une image où je me projette volontiers.
 
Et que dire de l’autre, cette « bondagée » dont la position rend la cambrure époustouflante et qu’embellit encore son lien à ce bambou (Ah ! Le bambou, mon rêve de toujours…) sinon que j’aimerais être elle…
 
J’aimerais, j’aimerais…
Il est des conditionnels qui ressemblent à des futurs.
Et qui donnent à la vie la saveur du printemps à venir…