BDSM Film: “Gwendoline” (1984) de Just Jaeckin, adaptation des “comics” bondage de John Willie avec Tawny Kitaen et Zabou Breitman.

BDSM Film: “Gwendoline” (1984) de Just Jaeckin, adaptation des “comics” de John Willie avec Bernadette Lafont.

 

1 - Vidéo © YouTube.
2 - Photos ©  Distribution Samuel Goldwyn Company.
 
 
 
Dans les années 50, le regretté John Willie eut le mérite d’introduire - parmi la communauté de ce que l’on ne nommait pas encore BDSM aux Etats-Unis - la pratique du bondage, jusqu’alors uniquement japonaise, à travers des bandes dessinées où son héroïne, « Sweet Gwendoline », finissait invariablement ligotée.
 
Dans les années 70, l’ancien photographe Just Jaeckin (qui tient aujourd’hui une galerie d’art à Paris) s’improvisa cinéaste et surfant sur la vague erotico-soft de l’époque, mit en scène deux films tirés de livres classiques des voluptés secrètes : « Emmanuelle », tout droit venu du récit « L’Anti-Vierge » d’Emmanuelle Arsan et « Histoire d’O », dérivant du roman éponyme de Pauline Réage.
 
« Emmanuelle » - ne serait-ce que par le fauteuil d’osier de Sylvia Krystel - marqua les esprits de toute une génération.
Quant à « Histoire d’O », s’il n’était pas fidèle au roman sacro-saint, le scandale qu’il suscita à sa sortie (souvenons-nous de la couverture de « L’Express ») eut au moins la vertu de faire parler de ce que l’on appelait déjà alors BDSM outre-atlantique mais que l’on ne connaissait en France que sous le vocable de sadomasochisme.
 
Las ! Ce fut la rencontre sur pellicule Just Jaeckin - John Willie qui sonna le glas de la carrière cinématographique du prétendant réalisateur.
En 1984, son dernier film fut précisément « Gwendoline », adaptation des « comics » de John Willie.
Raté, complètement raté.
L’un des plus grands « navets » de l’histoire du cinéma à connotation BDSM (là, en 1984, l’acronyme était connu dans le monde entier…).
 
Résolument kitsch aujourd’hui, on peut se permettre d’en revoir cette scène que nous propose YouTube.
Sur un scénario - mélange désordonné ou galimatias des pires fantaisies que l’on puisse prêter à John Willie (une histoire digne d’un « Lara Croft » onirique de créateur en état d’ébriété) - on y retrouve une scène qui ne ravira pas plus les amateurs de bondage que de pony-girls auxquels elle semble pourtant destinée.
A avoir envie de crier le fameux « Arrête ton char, Ben Hur ! »…
 
Pour sourire donc - avec indulgence - (les navets sont bons pour la soupe et l’hiver se prépare !)…
 
Et pour quelques actrices perdues dans la gamelle !
Outre la belle et éphémère Tawny Kitaen en guise de Gwendoline, Zabou (Breitman) avait prêté à Jaeckin ses charmes juvéniles et Bernadette Lafont s’était transformée en reine (de château de cartes) pour lui…