BDSM "Birthday Spanking" Fessée photo "vintage".

Photo d’archives  (Recherche: « Spanking Vintage »).

 
 
Le BDSM se doit, parfois, d’être ludique…
Surtout lorsque c’est « Jour de Fête » ! Et qu'on est amoureux.
 
 
Sérieusement, je n’ai jamais compris grand-chose à la coutume du « Birthday Spanking ».
Je sais tout juste qu’à l’origine, en Amérique mais aussi en Pologne, on avait l’habitude dans les Universités de marquer le 18ème ou le 21ème anniversaire du même nombre de claques sur les fesses, l’étape correspondant à la majorité paraissant plus sérieuse que celles des autres « ans » où l’on reçoit habituellement les « bisous » qui correspondent à son âge.
 
Cela n’a rien à voir avec le BDSM, on l’aura compris.
Mais les amateurs de la fessée érotique ont su se saisir de cette tradition pour « marquer » eux aussi ce jour, quel que soit l’âge ou le sexe de la personne, et l’on voit les nuitées d’offrande « Birthday Spanking » se répandre dans les amoureuses chaumières un peu partout dans le monde.
 
Pour nous deux, qui aimons la langue française, nous n’avons pas choisi l’anniversaire mais la fête au nom de la bonne vieille expression « Ça va être ta fête ! »…
 
C’était donc aujourd’hui la tienne et ça a été la mienne !
En effet, pas question chez nous de « switcher », pas même une seule petite fois.
Je me vois mal m’en prendre à ton auguste postérieur : nous n’y aurions aucun plaisir, ni l’un ni l’autre.
 
Tandis qu’attendre ton retour « festivement » en préparant mille agaceries, minauderies, occasions d’être odieuse - comme au théâtre -, c’est la joie annoncée.
Car bien sûr, tu es « au parfum ».
Et d’une, c’est ta fête et tu ne peux pas l’ignorer et de deux, tu sais (nous avons maintenant quelques années de re-« cul » !) que le paquet cadeau tout ruban dehors, c’est moi et mes fesses charnues.
 
Mon fessier, c’est notre mappemonde, notre façon à nous de voyager en chambre, de constater que la terre est bien ronde, que l’automne a toujours cette couleur de l’ambre…
 
Baissons donc l’abat-jour, et tirons les rideaux. Sur tes genoux, je monterai comme en un paquebot.
Tu me traites de chipie, de pénible, de harpie.
Comment puis-je être aussi infâme le jour où l’on te fête ? Qu’est-ce que cette voix geignarde qui t’a accueilli au logis ? Pourquoi passer ce disque nul que je sais bien que tu détestes ? Comment osé-je me permettre de vanter tant notre voisin ? En plus, je n’ai même pas mis à décongeler le pain !
Par contre, je me suis fardée comme une voiture volée, mis du parfum en quantité au risque de t’asphyxier et pourquoi ma robe de soie alors que nous ne sortons pas ?
 
Sous cape, nous rions. Mais comme tu joues ton rôle à la perfection, je joute et j’en rajoute, je réponds en mégère : en un mot, j’exagère.
 
Tu te fâches comme il se doit.
« Trousse-moi, trousse-moi ! » murmure en moi une petite voix.
« Envoie valser ma jupe, fais taire mon caquet… ».
Car dès lors, à présent, seuls les coups vont porter…
 
Le moment est venu.
Tu corriges - dis-tu - pour ta déconvenue. Qu’importe si la scène est, ma foi, convenue…
Tandis que ta main vole, retombe et claque et frappe, j’ai le sourire aux lèvres.
Mais bientôt, je m’enfièvre.
C’est que tu me demandes de compter à voix haute : autant de coups sur chaque globe que nous avons de jours à ta fête, Amour…
Et elle est mal placée dans le calendrier : de l’avant-dernier jour du mois elle est signée !
Vingt-neuf donc à multiplier par deux.
Que dis-je, par deux fois car tu me fais payer - en sur-multipliant - le sourire narquois que j’ai eu au premier assaut, bien imp(r)udente !
Cinquante-huit fois deux.
 
J’ai le temps de gémir, de psalmodier ma plainte, mes courbes de rougir d’une bien belle teinte. J’ai le temps d’avoir mal et d’avoir du plaisir.
Bien différent du tien : à ton tour de sourire !
 
Et pendant que mon ventre se nappe de liquide, pendant que je deviens toute douce et languide, je songe à ces deux chiffres - deux fois de bon aloi - qui feront les soixante et que je t’offrirai, à la fin, en mendiante…