BDSM La cagoule dans la photographie de Charles Mons.

BDSM Cagoules et masques par le photographe Charles Mons.

Photos © Charles Mons.

 
 
 
Par un décret publié au journal officiel hier, « la France interdit officiellement depuis samedi, sous peine d'une amende de 1.500 euros, le port de cagoules dans les manifestations, ou de tout autre objet dissimulant volontairement le visage » (lire l’article ici).
Ce n’est pas une surprise et l’on sait que cette mesure est due à l’initiative de la bonne MAM, initiative relayée immédiatement par Nicolas 1er.
 
Qu’en dire ?
Chaque jour est marqué, au royaume de Sarkozie, de l’une de ces lois, d’un décret, d’un effet d’annonce.
Bientôt, tout sera réglementé, jusqu’à la durée autorisée pour utiliser les toilettes publiques.
Il n’y a vraiment pas de quoi faire de l’humour avec ça.
 
Pourtant, ce qui me fait sourire, c’est que la cagoule est aussi l’un des accessoires BDSM par excellence.
Pas l’un des « miens ».
J’ai horreur des cagoules et n’en porte pas plus pour mes ébats érotiques que pour aller manifester.
De plus, comme je ne suis pas non plus pratiquante des sports d’hiver, la cagoule n’est décidément en aucun cas une nécessité pour moi.
 
Mais je comprends très bien celles et ceux parmi les amateurs BDSM qui en ont fait l’un de leurs « émois sensuels ».
Ça doit bien les faire rigoler, eux, « le coup de la cagoule »...
 
Là où je préfère un masque ou un simple bandeau, j’imagine facilement combien la cagoule peut donner des sensations très « spéciales » (l’opposition entre la nudité absolue et le visage totalement prisonnier ou bien encore la cagoule comme partie d’un appareil complet de vêtures qui contraignent).
 
La cagoule dépersonnalise, c’est un fait (voir les motifs du décret).
Dans le BDSM, ce peut être un plaisir.
Si je n’y goûte pas, c’est précisément parce que tout ce qui « annule », dans ces « jeux » particuliers, n’est pas du tout ma tasse de thé.
Disons même que c’en est l’aspect que j’ai volontairement laissé de côté dès le départ sans le regretter jamais.
Ma soumission à moi me demande d’exister très fort et d’être toujours « identitairement » présente lors de nos actes amoureux.
 
Mais comme je ne nie pas « le goût des autres » et que je reconnais un aspect très esthétique à la cagoule en situation BDSM, j’ai voulu accompagner le « décret du jour » de ces photographies de Charles Mons, artiste étonnant et parmi les plus représentatifs de « notre » univers dont j’avais par le passé déjà souvent donné l’url du site sur mon blog.
Donner chez moi  de « l'art à voir » en signe de protestation symbolique contre tous ces infimes « coups de canif » que l'on « décrète » dans nos libertés individuelles.
 
En souhaitant qu’une dérive n’amène pas les soirées publiques BDSM à être considérées comme des « manifestations » (sait-on jamais, je me méfie !) et que le port de la cagoule n’y devienne pas interdit l’un de ces jours à ceux qui l’aiment…
 
 
 
 
 
 
 
PS : Et comme cette note ne veut pas être seulement humoristique alors qu’en France les heures passent de plus en plus gravement, je vous invite à venir me lire là aussi sur un sujet plus sérieux.