BDSM Spanking Vintage AURORAWEBLOG.

Photo d’archives - Erotica Curiosa Années 50.

 
 
Quand mon blog subit des soubresauts, des pauses, des absences, c’est que j’ai des problèmes (de santé, personnels etc.) ou, la plupart du temps, que je me demande très sérieusement « A quoi bon tenir ce blog BDSM ? ».
Franchement, au bout de toutes ces années,  il me vient parfois l'idée de prendre ma …retraite et de bloguer encore, oui, mais sur d’autres sujets.
Et puis, quelque chose finit toujours par advenir qui me donne envie de remettre mon grain de sel dans la soupe.
Quand bien même mes pages n’auraient servi qu’à ça…
 
Dans cette note d’il y a deux semaines, je m’interrogeais sur l’article d’un magazine féminin parlant des « spanking masters indépendants » (maîtres-fesseurs).
La recherche sur Google n’ayant ce jour-là rien donné, j’en avais conclu -un peu vite- que la journaliste écrivait n’importe quoi.  
 
Cette requête est demeurée dans l’historique de ma « toolbar » Google et aujourd’hui, en y tapant un « s » (non, je ne recherchais ni Ségolène, ni Sarkozy, pas plus que « Sale pute » d’OrelSan, [je ne nomme pas ce dernier par hasard, je compte bien y revenir ci-dessous]), la voici qui réapparaît.
Le moteur de recherche ayant dû depuis faire une mise à jour, c’est avec la plus grande surprise que je tombe sur un blog qui donne un lien avec un autre, celui de « SpankingMaster75 » situé sur Blogspot (et non, je ne lui ferai pas de lien -manquerait plus que ça !) mais à ceux qui voudraient encore le visiter après ma note, je pense avoir laissé tous les indices nécessaires.
 
Le « maître fesseur » décrit dans la revue, c’est lui à coup sûr.
Le discours dans la colonne de gauche de son blog est à peu près identique à celui que reproduisait le texte du magazine.
« La fessée à la française » -sous-titre du blog en question-, est une suite de vidéos de fessées administrées à de jeunes femmes, consentantes pour être filmées -semble-t-il- et venues là seules ou accompagnées de leur mari, comme un petit texte le rappelle sous chacune d’entre elles, pour « expier » telle ou telle faute (réelle ou imaginaire, on est en droit de se poser la question : l’une n’arrive pas à arrêter de fumer, l’autre ne sait pas faire la cuisine et le conjoint désire l’en punir etc.).
« SpankingMaster75 » exécute donc sa belle ouvrage.
 
Si l’on en restait à la bannière d'en-tête du blog, on pourrait penser que le monsieur fait dans le joyeux second degré.
Ce qui dérange, c’est qu’il donne aussi le lien de « son site principal », lequel, en cliquant, se révèle être -hors fessée ou BDSM- un site de vidéos de cul (je ne peux pas le dire autrement) comme il en existe des milliers, vidéos disponibles sur abonnement après un « previous » alléchant (j’ignore le prix, je n’ai pas poussé l’abnégation jusqu’à m’inscrire).
Pour situer le niveau, la dernière -en date du 06/04- s’intitule « vieilles salopes à enculer »…
Joli titre, non ?
C’est d’un chic ! D'une classe ! D'un bon goût !
 
En bref, l'affaire est dans le sac et le blog sert de pub pour le site.
Bon d’accord, le site est classé en « adultes » et ne peut pas parvenir sous des yeux qui ne doivent pas le voir mais…
Au risque de passer pour la « Mère La Pudeur », en général quand j’échoue sur un « truc » comme ça, j’ai les ardeurs réfrigérées pour au moins deux jours.
 
Et s’il n’y avait que ça !
Retournons maintenant chez « SpankingMaster ».
Comme sur tout blog, il y a des commentaires.
Alors là, c’est toute la misère sexuelle du monde qui est à l’œuvre.
En signant toujours « Anonyme », des hommes s’expriment : « Ce n’est pas assez ceci », « Ce n’est pas assez cela », « Vous auriez dû aussi lui faire ça », « Bravo, elle a été bien humiliée… ».
Ça m’a rappelé « RoissySM », l’un des premiers sites BDSM que j’ai connu lorsque j’ai eu Internet.
C’était très bien, sauf que je ne sais qui avait eu l’idée de faire une rubrique, « Le pilori », où des « maîtres » exposaient leurs soumises -ayant elles aussi commis quelque faute- nues en photo durant une semaine et que chacun pouvait (et ne se privait pas de) y poster toutes les insanités imaginables…
 
Du coup, à cause de tous ces mots chez « SpankingMaster75 », ma petite fessée érotique, l’un des moments de ma vie intime que je préfère, s’en est retrouvée toute rabougrie.
Ces délires, ces glossolalies masturbatoires m’ont attristée au plus haut point.  
 
Et c’est là que j’en reviens à l’OrelSan.
C’est bien beau de s’indigner des paroles de ses chansons, de sa violence qui menace et humilie les femmes.
Mais combien de « sales mecs » aiment voir une femme (une « sale pute » ou une « vieille salope »,  vous voyez vraiment une différence, vous ?) humiliée et s’en délecter, la main dans le caleçon...
Ah ! Il a bonne mine le François Bonneau qui tonne qu’il coupera les subventions du Printemps de Bourges si le rappeur y tient concert !
 
Le rappeur n’est -je l’ai déjà écrit- qu’un reflet de ce qu’il a vu, lu, entendu, un phénomène accessoire de cette société qui commercialise l’humiliation des femmes pour un ou deux « AlloPass ».  
 
Et quant au BDSM, à lire quelques blogueuses de « la famille » se barder dans leur fureur en citant la chanson du « délit » ou l’autre (« J’aime pas la St Valentin »), j’ai remarqué qu’elles évitaient soigneusement d’en mentionner une phrase :
«… Tu seras ma petite chienne et je serai ton gentil maître… ».
 
Parce que cette « inspiration»-là , ça provient bien en droite ligne de « notre » imagerie et de « nos » sites de merde payants à nous…