BDSM Slave AURORAWEBLOG.

 Photo prise sur le Web.

 
 
Si je m’en tiens à la seule relation Dominant et soumise, il m’arrive des périodes de bonheur -plus ou moins longues- où je ne trouve rien qui me heurte lorsque je visite des sites BDSM…
Vient toujours le moment où, au détour d’un mot, voici que je ne suis plus en harmonie avec ceux que je lis.
C’était le cas aujourd’hui sur un forum qui parlait de « dressage ».
De quoi me faire « dresser » les cheveux sur la tête!
D’autres éprouvèrent la même chose, refusant d’accepter ce terme, lui préférant celui d’ « éducation ».
Je ne suis pas sûre du tout que ce dernier me convienne plus. 
Pour ma part, je parle de « parcours » ou encore de « voyage »…
 
 
 
Certains ont besoin de boussole. D’autres non.
 
Il y a des départs destinés à aller creuser des sillons magiques, où le seul but entrevu accompagne les désirs de la conscience et des sens.
Ce sont les voyages que l’on fait à deux, ceux qui suivent « la » rencontre.
C’est alors, j’en suis certaine, que d’un port privilégié démarre l’itinéraire magique qui amènera l’ « O » au-delà des eaux.
La raison qui fait que cela arrive restera toujours pour moi -simple passagère parfois mise aux fers dans une cale obscure- un mystère absolu, fascinant et précieux qui m’enveloppe d’un nimbe doré, doux comme le tendre enlacement des membres emmêlés au matin…
 
Péchant par orgueil l’un et l’autre, nous essayons encore aujourd’hui de tracer des cartes, d’inventer des routes vers des contrées où partir mastiquer des saveurs inconnues qui ne rassasient jamais les explorateurs.
 
Maintenant que Tu sais -et que je sais que Tu sais- gouverner mon corps et le guider vers d’ultérieurs hasards, j’ose parler de ces voiles gonflées qui nous conduisent -ensemble- vers le plaisir et le partage, j’ose parler de chair et d’esprit ou tout au moins de ce que, moi, je nomme ainsi.
 
Ce que j’appelle aussi « amour ».