BDSM Chapelles AURORAWEBLOG

Photo © Duclerck Free Resources.

 
 
 
Le texte qui suit n’est pas de moi. Je n’ai fait que le traduire.
Il provient d’un forum BDSM italien.
En outre, il ne s’agit que de la fin (le dernier cinquième) de l’intervention d’une personne.
Il y a une double raison à cela.
Je respecte ainsi le « droit de citation » qui est de mise pour la reproduction sans accord préalable des écrits de quelqu’un et, de plus, les quatre premiers cinquièmes n’auraient ici aucun intérêt car ils font écho à des discussions antérieures (dont certains aspects sont propres à la seule vision transalpine du BDSM ou à celle du site dont ils sont issus) que je ne peux ni publier in extenso, pas plus que résumer car il s’agit de pages et de pages entières de forums.
Je n’ai donc gardé que ce qui me paraissait à la fois le plus intéressant et le plus évident pour ceux qui me font l’amitié de me lire.
Je ne ferai aucun commentaire d’emblée.
Si certains des vôtres m’amènent à préciser pourquoi ce texte m’interpelle (au-delà du seul plaisir que j’ai eu à y découvrir la citation de Steven Weinberg), j’interviendrai alors.
Toutefois, je donne tout de même d’ores et dejà l’une de « mes » clés de lecture.
Après une année 2008 qui a vu un bon nombre de nos blogs BDSM français largement traversé par l’esprit des « Goréens » (cf « Le monde de Gor » de John Norman) et celui des tenants de « Second Life », il me semblait qu’il y avait là matière à réflexion.
 
 
«… Le BDSM (sur Internet, ndlr) est un lieu de l’imaginaire, pas un espace de réalité.
Comme tel, il risque de prendre la forme d’une nouvelle religion.
Les religions, comme les mouvements littéraires, sont structurés de cette façon.
Il y a un livre, ou plusieurs livres, qui servent de référence.
Il y a des prêtres -autoproclamés naturellement- il y a une orthodoxie dont personne ne sait exactement ce qu’elle est en fait mais qui, évidemment, existe par définition parce qu’il faut qu’elle existe.
Comme doivent exister le « vrai » BDSM et les « vrais » BDSMers.
Il s’agit de les trouver et de comprendre qui et ce qu’ils sont.
Inutile d’ajouter que le résultat est une prolifération de « sectes ».
 
C’est pour cela que je pense qu’il est vain (et même dangereux) de chercher à créer de toutes pièces une communauté BDSM organisée.
Ce serait comme donner naissance à une secte de plus.
Qui en ferait partie ? Qui en serait banni ?
Cela dépendrait du « Fait du Prince », c'est-à-dire de qui la fonderait.
 
Steven Weinberg, Prix Nobel de physique en 1979, écrivit autrefois :
« La religion est une insulte à la dignité humaine. Avec ou sans elle, vous aurez toujours des personnes horribles qui feront des choses horribles et des personnes bonnes qui feront des choses bonnes. Mais pour que des personnes bonnes soient induites à accomplir des choses horribles, il faut une religion. ».
 
Il en va ainsi de toute « foi ».
Si tu commences à croire dans le « vrai » BDSM, tu commenceras à faire des choses horribles par rapport à ceux qui ne pensent pas comme toi. Et peut-être même que tu le feras juste au moment où tu te croiras en train de prêcher la tolérance.
 
S’il te plaît, arrête (et fais arrêter) de croire au BDSM comme si c’était une religion.
 
J’aime fouetter des culs, un peu, et de temps en temps. Il se trouve qu’il y en a quelques-unes qui aiment se le faire fouetter.
C’est parfait ainsi.
Tout le reste, ce sont des conneries. »
 
A.N., le 25/01/09.
 
 
 
 
 
Réédit totalement off-topic : Allez lire et peut-être signer "L'appel des appels"....