Guido Crepax Valentina La donna è mobile: le lit (BDSM?) imaginé par les designers de Ennezero.

Ennezero: Valentina la donna è mobile ou la Valentina de Guido Crepax sur nos meubles.

 

Photos 1 et 2 : Lit et cabinet de rangement « Valentina : la donna è mobile » © Ennezero (Giuseppe Canavese, Manuela Pelizzon et Caterina Crepax) et évidemment, Guido Crepax.
 
 
 
 
Nous arrivons au bout de ces notes de vacances si éloignées désormais que l’on en vient à souhaiter ardemment les prochaines.
 
Ce dernier post « BDSM or not » sera donc BDSM si, comme moi, vous pensez qu’une grande partie de l’œuvre de Guido Crepax -et plus précisément les aventures de Valentina- tourne autour de la thématique BDSM.
 
En visitant l’exposition de la Triennale Bovisa de Milan commentée ici hier, on apprend beaucoup d’informations qui concernent l’ « actualité » de Guido Crepax.
On aurait bien aimé y entendre qu’il va être réédité ou que son site (promis depuis des années) va enfin être mis en ligne.
Ce n’est malheureusement pas en projet ni pour la première chose ni pour l’autre, tout au moins à l’heure actuelle.
 
En revanche, on découvre que deux designers Vénètes, Giuseppe  Canavese et Manuela Pelizzon avaient rencontré Crepax (dont il ne faut pas oublier qu’ils étaient « collègues » puisque ce fut là son premier métier) quelques mois avant sa mort et mis en place la visée de créer à eux trois le mobilier de Valentina sous le nom de « La donna è mobile » qui signifie à la fois ce qui est dit dans le célèbre opéra « Rigoletto » mais aussi « La femme est meuble ».
 
Après le décès du dessinateur, c’est sa femme qui s’est lancée aux côtés des deux susnommés dans l’entreprise et c’est ainsi que toute une collection d’ameublement a vu le jour.
Si parfois les produits dits « dérivés » sont horriblement décevants, cela n’est pas du tout le cas cette fois-ci.
 
Je n’en présente ici qu’un lit (où l’on peut facilement attacher, BDSM donc -et joliment paré d’érotisme) et un cabinet de rangement.
Le reste, je vous invite à aller le voir sur le site officiel de Ennezero.
Celui-ci est d’autant plus intéressant qu’il sert aussi de « site mémoire » sur Guido Crepax (dans le menu de la colonne de gauche) : vous y trouverez en italien mais aussi en anglais beaucoup de renseignements sur  le dessinateur et une très riche galerie d’images judicieusement choisies…
 
Je vous souhaite une bonne visite chez Ennezero et en conclusion, j’aimerais seulement répéter combien l’exposition de la Triennale de Milan est en soi un chef-d’œuvre de part sa conception (le parcours balisé, les planches gigantesques affichées sur les murs, l’utilisation paramétrée de façon très originale de la vidéo pour rendre vivante la présence constante de Crepax au travers de ses interviews).
 
En une phrase, ceux qui doivent passer par Milan d’ici le 1er février 2009 commettraient une erreur maximale s’ils la rataient…