"Levez la main contre la fessée" affiche de l'Union Européenne appel contre les châtiments corporels, 2008 

Affiche « Levez la main contre la fessée » © Union Européenne.

 
 
  
Certains seront étonnés de trouver chez moi cette affiche et ce logo qui sont apparus aujourd’hui un peu partout, depuis que la Ministre Nadine Morano (Ministre que je ne porte certes pas dans mon cœur) a adhéré à cet appel de l’Union Européenne (Union dont je ne pense pas grand bien) : « Levez la main contre la fessée ».
 
A la lecture de l’article dédié ici, j’ai eu la surprise de voir que seulement 9,2 pour cent des parents sont contre (et n’utilisent pas) les châtiments corporels.
Et bien voilà, cette note est ici pour dire que je fais partie de ceux-ci.
 
Non seulement je n’ai jamais donné une fessée à mon enfant mais je ne l’ai pas plus bousculé une seule fois, saisi par l’épaule pour le secouer, je ne lui ai pas non plus tiré les cheveux etc.
Par sept fois, j’ai perdu mes nerfs et poussé des hurlements, ça oui.
Et je me souviens parfaitement de ces sept fois parce que j’en regrette six.
La seule qui était justifiée, c’est le jour où après que je l’ai averti quelques secondes auparavant, il a malgré tout traversé une rue sans regarder ni d’un côté, ni de l’autre.
Mais les six autres fois, c’étaient des tierces personnes (mes propres parents en l’occurrence) qui m’avaient excédée en me reprochant d’être une mère indigne et immature car je ne prête pas suffisamment d’attention à son fort médiocre niveau en mathématiques.
 
Je pars en cela du principe que j’ai été moi-même autrefois une nullité et que « les chiens ne font pas des chats ».
Mais il se trouve que -travail oblige- mon fils va faire ses devoirs à la sortie des classes chez ses grands-parents, lesquels s’arrachent les cheveux en lui promettant un avenir de SDF (chose que je ne supporte absolument pas) et attendent mon retour pour m’agonir d’anathèmes.
Six fois donc, nous sommes rentrés chez nous après une de ces « séances de chauffe » et j’ai crié sur lui parce qu’il avait oublié un cahier, sa montre etc., ce qui nous amenait à y retourner subir un nouveau prêche.
 
J’insiste bien : je n’en suis pas fière.
Et pourtant, ce n’est arrivé que six fois depuis qu’il est en âge scolaire, c'est-à-dire six fois en six ans.
On pourra me dire que j’ai de la chance que ce soit jusqu’à présent un enfant très doux et que je verrai à l’adolescence…
Justement, je ne me vois pas plus m’en prendre physiquement à un ado qu’à un enfant…
Il y a peut-être là une question de principe et c’est pour celle-ci que j’aime beaucoup l’ensemble du slogan de cette affiche.
 
Je n’ai jamais eu non plus à punir mon fils, d’une quelconque manière que ce soit et, avant que de devenir des vieillards hargneux, mes parents avaient autrefois agi de même avec moi.
 
Je suis donc entièrement contre les punitions et cela explique sans doute que ce soit la partie des jeux BDSM (ah ! les fameux carnets de punition tenus au jour le jour) que je ne digère pas.
Par contre, la fessée érotique entre adultes a, pour moi, une dimension de ressentis et de sensations physiques parmi les plus voluptueux qui soient.
Le BDSM sans la petite (ou la grosse) fessée, ce ne serait plus le BDSM.
Et non, je ne suis pas schizophrène !
 
Un châtiment corporel implique une violence faite à l’enfant.
Ainsi qu’une humiliation (encore une des « clés » BDSM qui n’entre pas dans mon trousseau).
 
La jolie fessée amoureuse qui fait palpiter cul et cœur, qui attendrit la chair et est donnée avec tendresse, amour, respect, complicité, qui met mes formes callipyges en feu et qui donne à l’air des battements d’ailes, qui accélère la respiration du partenaire, ça, c’est un trésor.
Sans aucune violence puisque demandé, attendu, désiré, partagé comme un plaisir.
 
Quelques-uns y verront peut-être une attitude ou des propos paradoxaux.
Autant je lèverai toujours la main contre la fessée punitive, autant je languirai toujours ma fessée apéritive.
Et s’il fallait lever aussi lever la main pour la fessée luxurieuse, je serai la première à le faire.
 
En plein accord avec moi-même dans les deux cas.