Madonna soumise BDSM dans "Sex" de Steven Meisel 1992.

 

Madonna Dominatrice SM dans "Sex" de Steven Meisel 1992.

 

Madonna tout simplement belle dans "Sex" de Steven Meisel 1992.

Scans de « Sex » (le livre) © Madonna et Steven Meisel.

 
 
 
 
Et, en cette journée du 16 août 2008, Madonna eut 50 ans.
Un âge qu’Evita (qu’elle incarna) et que Marilyn (qu’elle aurait aimé incarner) n’ont jamais atteint.
Un âge où Garbo et Bardot s’étaient depuis longtemps retirées dans leurs châteaux…
Madonna est toujours, elle, sous les feux de la rampe, en tournée, au devant des plateaux.
 
La Madone a compté dans ma vie.
Elle est pourtant loin d’être l’une de mes chanteuses préférées et je lis de temps à autre qu’elle est devenue une personne rangée, une mère de famille responsable de sa tribu et tout ce qu’il y a de plus comme il faut…
 
Autrefois, pendant quelques saisons cependant, elle a été un beau coup de tonnerre qui a secoué l’Amérique bien pensante.
La préférée des « charts » a osé y aller d’un direct en plein foie pour tout ce qui touchait aux « fondamentaux » du pays : religion et puritanisme. 
Qui dit puritanisme dit « Tartuffe » : « Cachez ce sein que je ne saurais voir ! ».
Des seins et bien plus encore, Madonna leur en montra …
 
Icône gay par excellence, la Madone mériterait un peu plus de reconnaissance de la part des pratiquants BDSM.
Je ne sais si l’on se souvient de 1992, du clip « Erotica » (censuré à l’époque sur MTV) qui reprenait l’iconographie de l’album de photos « Sex » de Steven Meisel.
Ce livre, jamais réédité, fut à l’époque vendu sous blister dans le monde entier, même dans nos supermarchés.
Et pour ce qui fut d’être vendu, il le fut.
On se l’arracha même.
Aujourd’hui, il n’est plus disponible que sur des sites comme Amazon ou EBay à des prix que l’on peut considérer comme prohibitifs.
 
Toujours est-il que le livre s’ouvrait sur des images BDSM explicites de la sulfureuse en soumise ou bien en Dominatrice.
Elle n’avait pas demandé à Meisel d’édulcorer : le propos était clairement abordé, elle affichait ses goûts.
Ce n’était pas le seul thème bien sûr.
« Sex », c’est le sexe comme elle le vivait alors, provocante et en toute liberté à la face du monde.
Bisexuelle, elle fit appel à Isabella Rossellini et à Naomi Campbell pour illustrer cette autre face de sa vie luxurieuse.
Cela donna de très belles images, de quoi faire rêver ou fantasmer toute une génération.
 
Très critiquée alors par l’ « establishment » qui l’accusait d’être allée beaucoup trop loin, elle dut d’ailleurs se défendre dans des émissions télévisées américaines, se réfugiant quelquefois sous le voile de la fiction (« Dita » étant le personnage qui signait les quelques textes du livre), s’excusant le plus souvent d’avoir tiré la langue à la société de manière enfantine et naïve.
J’ai souvent pensé que cela lui avait coûté bien cher : Madonna, qui n’était pas une mauvaise actrice, n’a ensuite jamais eu la place qui aurait pu lui revenir au cinéma.
 
Comme ça flanque quand même un peu le bourdon de la savoir « cinquantenaire », je pose là  ce soir le clip scandaleux et quelques photos en souvenir de ce magnifique feu d’artifice qu’elle fut dans mon ciel en 1992...
 
Ce que je dois à Madonna ?
Et bien, je l’ai si souvent mentionné ici que je ne le dirai cette fois qu’en quelques mots : avoir osé ma première demande verbalement exprimée d’une parure BDSM particulière, un harnais de cuir…
 
 
 
Le harnais BDSM de Madonna dans "Sex" de Steven Meisel 1992.