La pomme empoisonnée mais pas pour les Français!

                      Susan Sarandon (La marâtre de « Il était une fois ») © Studios Disney 2007
 
 
 
 
N’étant pas assurée à cent pour cent qu’en ce jour de solstice 2007 - dont il ne reste d'ailleurs qu'une minute-, l’Orgasme Global Synchronisé mis en place l’année passée (souvenez-vous, celui qui devait sauver la planète) ait été reconduit, je ne vais pas me rouler sur la moquette en faisant des gestes spasmodiques ou aller de moi-même sortir la cravache de son étui (BDSM oblige).
 
Alors, un tout petit plaisir mais mental : celui d’avoir récupéré mon PC il y a quelques heures.
La vraie jouissance serait de pouvoir vous dire quel logiciel antivirus arrivant à échéance j’ai renouvelé comme on me le rappelait gentiment par un message système (pour la modique somme de 49,99 euros) et qui a dans l’instant même où il s’implantait complètement effacé mon Windows. Résultat des courses -pour ceux qui aiment faire des additions – 180 euros de réparation et le prix d’un autre logiciel, évidemment, car jamais je ne remettrais un machin de cette marque dans mon PC.
L’ennui, c’est que la marque, je ne peux -sous peine de procès- la citer puisqu’il paraît que l’incident qui m’est arrivé se produit une fois sur des millions seulement.
On ajoutera seulement que la marque ne me rembourse pas, me renvoyant à l’enseigne qui m’a vendu la boîte laquelle enseigne, la boîte étant ouverte et bien que je ne sois même pas arrivée à utiliser le code de saisie avant que tout n’explose (et ne revienne plus, même en mode sans échec), considère que j’ai utilisé le logiciel.
Joyeux Noël !
Si vous êtes au bout de l’addition, vous aurez compris que j’aurais volontiers dépensé cet argent pour autre chose.
Mais bon, ma machine est là et elle et moi pouvons de façon synchrone célébrer très sagement le solstice. Mais comme nous nous aimons bien toutes les deux, nous dirons que nos retrouvailles ont quelque chose d’ « orgastiquement » global.
Vive donc l’hiver, qu'il soit doux (ça ne risque pas, parti comme c’est parti) mais on va faire semblant d’y croire… Comme dans un conte de fées.
 
Les contes de fées, il ne faut jamais les bouder !
La preuve, c’est plein de belles filles qui peuvent s’avérer des marâtres…
En plus de la panne du PC, pas de Libé pendant trois jours chez mon kiosquier : il n’avait reçu que deux exemplaires et j’étais, bien sûr, arrivée trop tard.
 
C’est donc par le bouche à oreille que j’ai appris Disneyland, la Bruni recyclée des podiums Haute-Couture, la « mamma » italienne qui ne quitte pas sa Carla (elle ferait mieux de suivre la soeur actrice, Valeria Bruni-Tedeschi, nettement plus intéressante que l'inconséquente Taupe-Modèle qui appelait au printemps dernier à voter Ségolène - j'imagine que l'on me parlera de l'effet d' "ouverture"  mais dans quelle sorte d' "ouverture" sommes-nous ce coup-là?), le Mickey-Nico et les deux beaux enfants…
Honnêtement, j’ai beau m’en tamponner le coquillard des affaires de cul présidentielles, il y a tout de même dans cette histoire - alors que des gens crèvent dans la rue et que des réformes dont certains feraient bien de s’inquiéter se préparent -quelque chose qui me dérange, quelque chose d'EXTREMEMENT indécent.
Le côté « people » commencé la nuit au Fouquet’s perdure sans que justement s'y joigne quoi que ce soit de réellement bon pour les Français sinon de la poudre (de riz) aux yeux et des dorures...
 
Bon, Carla, c’est une jolie fille (qui a un petit air de l’ex, la Cecilia, aviez-vous remarqué ?) mais le Sarko n’est pas le premier à remporter le panier garni…
Pas sûr du tout même que ce lot-o-là soit très difficile à gagner.
On passera sur Jagger, Clapton et les autres pour ne se souvenir que d’une histoire.
 
Comme je lis beaucoup, je lis aussi n’importe quoi. Je passe chez le libraire et je fais la razzia.
Je trouve un bon livre sur trente environ. Restent les vingt-neuf autres. Je les lis tout de même.
 
Il y a quelques mois (années?), j’ai donc eu sur le guéridon dans mes toilettes  "Rien de grave" (en Poche), un bouquin « à clés » nullissime de Justine Lévy (la fille de BHL) : elle y narrait platement comment elle s’était fait piquer son jules par la petite amie de son père à lui.
Ce n’est pas à tort que je vous parlais de marâtre.
Donc le jules, c’était le pseudo-philosophe Raphaël Enthoven, le père l’éditeur Jean-Paul Enthoven et la marâtre Carla Bruni.
Et le léger volume racontait comment le temps d’un été à Porquerolles, juste avant de piquer le jules, la marâtre s’était fait un plaisir, sitôt levée, d’allumer quotidiennement, "à la rapace", tout ce qui autour d’elle -du serveur du café de la paillote du bord de plage aux invités plus prestigieux de la maison louée- portait un pantalon.
Jalousie de rivale ? Peut-être. 
 
Mais à voir la couv’ du FigMag de ce jour, j’ai bien l’impression que pour nous faire oublier TOUT LE RESTE, on est en train de nous LadyDia-naïser…en nous prenant pour des Lady-naïfs ou plutôt pour des cons.
 
Et moi, derrière mon PC synchroniquement orgasmique, je me sens -avec toutes mes BDSM excuses- de moins en moins socialement soumise, de moins en moins politiquement masochiste.
La pomme empoisonnée ne sera pas pour mon bec même si le slogan "Manger moins pour grossir moins" m'est susurré par la voix presque aphone de la chanteuse de... "Quelqu'un m'a dit."