BDSM Art Notre Dame de SM tableau de Dorian X.

 

             BDSM Art Carpet Angel tableau de Dorian X.  

                        « Notre Dame de SM » et « Carpet Angel » © Dorian X.
 
 
 
 
Je m’intéresse particulièrement à la représentation graphique qui peut être faite du SM (ou du BDSM) en ce début de XXIème siècle.
Je sais que c’est d’elle que provient une forme de notre vérité, celle que nous mettons le moins à jour.
Mais pour cela, il faut tenter l’aventure et accepter d’aller la chercher partout, même dans des univers qui ne sont pas forcément le miroir du nôtre ou de ceux qui –simplement- « nous plaisent ».
 
De Dorian X., icône du monde gay -qui est l’un de ses puits de créativité pour sa série de signes astrologiques « phalliquement » revus- on dit en Italie où il est né à Vérone en 1948, qu’il est le Jérôme Bosch moderne.
Ce n’est donc pas pour rien que l’on retrouvera dans sa peinture et l’art de la miniature et le thème de l’Apocalypse.
 
Mais s’il va chercher son inspiration chez les plus classiques pour des peintures colorées et animées « en diable », il n’oublie pas non plus de tourner le regard vers l’Inde et le tantrisme comme dans les tableaux du « Kali-Yuga », son seul livre d’art parvenu jusqu’à nous en France (aux Editions Mondo Bizzarro).
 
Ses tableaux les plus récents s’engagent dans une vision très personnelle du BDSM (ou du SM) qui ne manque pas d’ironie.
Tournant dans ses œuvres ?
Pas sûr.
Comme toutes les autres de ses toiles, celles-ci n’oublient pas, au passage, de dénoncer une société et une humanité loin des dieux et plus près des bêtes…
 
« Bestie, Uomini, Dei » est justement le titre de l’exposition qu’il tient actuellement à la galerie « Mondo Bizzarro » de Rome jusqu’au 29 novembre.
 
Pour bien comprendre ce qu’il y a de symbolique et de sulfureusement transgressif dans ce qu’il peint, il faut avoir pris connaissance d’un vaste choix de ses tableaux.
Hélas, son site, www.dorianx.com est techniquement inaccessible depuis quelques jours.
On pourra toutefois, avec des yeux avertis -car chez lui, tout n’est pas « naïf » comme dans les deux œuvres montrées ce soir ici- aller le voir dans le cache de Google