Je ne déposerai pas le soir de Noël ma pantoufle devant l’arbre.

Il n’y aurait eu, de toute manière, rien dedans.

C’est ainsi lorsqu’on n’est plus l’enfant de ses parents…

 

Oh ! N’allez pas imaginer que… Non, non, ça n’a rien à voir avec ça : c’est simplement l’histoire d’une dynastie assez étrange d’enfant unique de génération en génération, sur lequel repose le poids de ne pas s’éloigner de ses parents pour que le trio ne soit jamais décomposé et pour que l’hiver venu, le plus jeune soit le bâton des plus vieux.

 

J’ai dérogé à la règle. Au départ, ce sont des considérations de changements professionnels qui en ont voulu ainsi mais il est vrai qu’ensuite et de moi-même, je ne suis plus revenue, « vers mon vieux mur de pierre, vers mon vieil arbre fendu au milieu » comme chante Cabrel…

J’avais vingt-cinq ans et le désir de vivre ailleurs et autrement. C’était il y a bien longtemps et cela n’a rien à voir avec le BDSM, rien du tout…

Le fait est qu’ils n’ont pas pardonné.

 

 

Le 25 décembre, à l’aube ensoleillée, j’aurai les cris de mon enfant émerveillé devant le destroyer, la panoplie de docteur, la voiture automatisée dont il rêve depuis de si nombreuses semaines et toutes les menues surprises auxquelles il ne s'attend pas.. C’est son Noël, peut-être le dernier ou il croit à l’homme à la barbe blanche…

 

Il n’ y a que cela qui compte. Je ne veux qu'une chose de l'Esprit de Noël, c'est que lui, si petit encore, soit heureux...

 

Noël est une fête d’enfant et, dans tous les sens du terme donc, je n’en suis plus une.

 

Ce n’est pas un post triste. C’est un constat et d’ailleurs pour moi, un Noël de mon fils vaut tous ceux de moi que j’ai en mémoire….

 

Quant à M. et moi, quant à NOTRE Noël , alors là, c’est une autre histoire.

 

Privée.