egon schiele les amants

                                               Tableau © Egon Schiele
 
 
Montre-moi ces merveilles hardies
Où se perdent les désirs
Que l’on ne nomme pas,
Les entrées des abysses,
Les caresses qui piquent
Comme des aiguilles de cristal.
 
Montre-moi le chemin du scandale,
Là où Tes mains se perdent
Pour rejoindre à la fin
L’essence cachée du plaisir
Par lequel chaque fois
Tu me fais femme.
 
Montre-moi l’enfer qui brûle
A l’intérieur de nous,
Quand le souffle court
Etouffe les paroles
Et que ne restent à parler
Que nos chairs emmêlées.
 
Montre-moi l’ivresse
De la peau qui murmure
Ces douces hontes,
Tandis que nous marchons
Sur le fil de l’abîme
Amants parfaits damnés
 
Dans le cercle des sens
Celui qui est le nôtre :
Les luxurieux Dantesques…