La tombe dite della Fustigazione dans la Nécropole Monterozzi à Tarquinia

 

                          Erotisme étrusque scène sadomasochiste en trio à Tarquinia Tombe de la Nécropole Monterozzi

 

BDSM - Choses vues, lues, entendues, vécues (été 2007).

 

 

VIII - Erotiques Etrusques.

 

En parlant ici de Pascal Quignard, hier soir, j’évoquais vaguement la civilisation romaine.

Tout le monde sait qu’elle fut précédée de celle des Etrusques.

Et alors, me direz-vous ?

 

Rien, presque rien. A peine un détail.

Les gens qui se trémoussent à « La Nuit SexyLatex » croyant avoir découvert le BDSM comme Colomb l’Amérique et les autres encore, férus d’étymologie, qui pensent que Sade et Masoch inventèrent la chose ont tout faux.

 

Longtemps, j’ai fait remonter la première représentation imagée de BDSM à la scène de « La Flagellée » dans la Villa des Mystères de Pompéi.

J’en ai tant et tant causé ici qu’un jour une commentatrice est venue m’expliquer que les dernières études ouvraient la voie à une seconde interprétation de cette fresque, lui ôtant la dimension érotique et BDSM que je lui prêtais en me fiant à la tradition.

Soit.

Je ne me permettrai pas de trancher. Personne d’ailleurs n’a pu le faire jusqu'ici.

 

N’empêche que le Marquis n’a tout de même rien inventé.

Il n’a pas non plus copié car ce n’est qu’en 1960 que fut mise à jour à Tarquinia (ville connue pour ses Petits Chevaux, avec ou sans Marguerite Duras) la tombe dite de « La Flagellation ».

Elle date d’un peu plus de deux mille ans avant les premiers écrits de Donatien.

 

Comme toutes les tombes de Tarquinia (ou plutôt du site de la Nécropole Monterozzi), elle est ornée de fresques. Et celles-ci sont explicites.

 

La tombe est semblable en apparence aux autres tombes étrusques : en son fond, se trouve la porte symbolique du passage de la vie à la mort.

Mais sur les murs de droite et de gauche sont représentées deux fresques érotiques figurant un trio composé d’une femme et de deux hommes.

C’est celle de droite qui nous intéresse.

La femme s’y offre aux deux hommes qui en jouissent chacun à sa manière mais tandis que le premier à gauche la flagelle d’une baguette en la pénétrant, il ne reste à celui de droite, mis en bouche par le festin proposé, que sa main pour la fesser…

Et le geste de la main indique qu’il a le bras bon et long.

 

Bien que peu férue des trios dans mes fantasmes, j’aime ce lieu et cette fresque.

Il me plaît que le SM ou le BDSM viennent de la nuit des temps, qu’il en existe témoignage, que l’érotisme ne soit comme la vie qu’éternel recommencement et que l’art nous en transmette la mémoire…