Atsushi Tani dans la tradition de Hans Bellmer

                        Atsushi Tani un BDSM sous influence de Gilles Berquet

                          Atsushi Tani réminiscence de Pierre Molinier

                                                 Photographies © Atsushi Tani

 

 

De retour de l’un de nos week-ends romains (où nous avons eu le plaisir d’entrapercevoir vendredi soir pour une signature au « Mondo Bizzarro » la mangaka Junko Mizuno)  et avant d’aller faire dormir les yeux qui sont à cette heure tout petits, quelques mots pour signaler, à ceux et celles qui auront l’occasion de porter leurs pas vers la ville aux sept collines et cette galerie du « Monde Bizarre » d’ici le 11 juillet, la surprenante exposition des photographies du japonais Atsushi Tani : « Luci e ombre dell’Eros » (Lumières et ombres de l’Eros), présentation couplée avec celle des clichés de l’artiste romain Roberto Vignoli.

 

La lumière est du côté de ce dernier et de ses œuvres solaires.

Bien que celles-ci soient un grand plaisir pour l’œil, nous avouerons leur avoir préféré les ombres de Atsushi Tani, d’une part car nous le connaissions un peu (Satomi est son modèle d’élection et il a déjà exposé en France, notamment en Avignon), d’autre part parce que son art est très nettement positionné du côté BDSM et Fetish.

 

La touche d’originalité nippone de Akeshi Tani tire ses racines de « Maîtres » qui ont toute leur place dans « notre » culture » : le surréaliste Hans Bellmer avant tout mais aussi notre contemporain Gilles Berquet (ces deux-là pour l’aspect purement BDSM) et le sulfureux Pierre Molinier (pour l'inspiration fétichiste).

Ce sont d’ailleurs des influences que Tani revendique depuis toujours, ne serait-ce que dans son goût du sépia ou de la déstructuration des corps...

 

Mais le mélange qu’il fait de toutes celles-ci est explosif lorsqu' il y rajoute sa « patte » personnelle, créant un monde original, fascinant et cauchemardesque parfois quand y pointe ce « medical art » que ne renierait pas Romain Slocombe ou cette science-fiction qui plairait à Yann Minh.

 

Atsushi Tani ?

Un univers érotique à part mais aussi un labyrinthe obscur et inquiétant dans lequel nous autres Français pénétrons facilement car nous avons tous les fils d’Ariane pour le traverser…