BDSM chaînes et radiateur

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Ce soir, du premier degré au second degré.

 

 

Curieusement, on n’atterrit jamais sur ce blog par des recherches abracadabrantes sur les moteurs, ce que d’autres appellent leurs « gougueulailles » mensuelles.

J’y avais droit à mes débuts mais il y a plus d’un an et demi qu’en consultant mes stats à chaque fin de mois, je ne trouve plus rien de drôle.

D’une manière ou d’une autre, ce qui amène les gens à me visiter, je l’ai bel et bien écrit.

Quelquefois, ce n’est pas moi mais l’un de mes commentateurs, les robots scannant l’ensemble d’une page.

Ainsi, en ce moment, ce sont « menottes et radiateur » qui ont un grand succès, depuis que mon cher Joël les a évoquées comme le cliché des clichés BDSM dans une intervention au sujet de la perception que les gens ont du SM sur la note consacrée à l’émission « Jeanne de Berg » chez Brigitte Lahaie.

 

Etant plutôt frileuse, je n’ai rien contre le radiateur. Je serai même tout contre.

Quant aux menottes, si l’on n’en perd pas la clé, ma foi, c’est un must…

Les deux ensemble m’entraînent à parler ce soir des jeux de rôles en BDSM, pratique que nous ne …pratiquons jamais.

Il faut dire que ceux-ci sont assez limités. Et qu'il y a quelque chose qui « gratte » dans la plupart d'entre eux.

 

Les menottes et le radiateur (qui furent -soit dit en passant- le titre d’une gentille nouvelle d’Alexandra Lapierre offerte avec un numéro du magazine « Elle » d’il y a deux ? trois ? étés) nous ramèneraient à l’idée d’un commissariat de police.

Des interrogatoires.

Il y a des lieux plus érotiques.

Et des situations aussi.

 

L’on ne se départit jamais tout à fait de  ses idées politiques.

Les menottes et le radiateur ? Pourquoi pas le coup de bottin sur le crâne ? Ou la matraque ?

L’univers carcéral et les matons, merci aussi.

Non, tout ce qui sent l’uniforme, c’est définitivement non.

Pourtant, j’aime bien les cages mais aérées comme celles à oiseaux, d’où l’on peut s’envoler…

 

L’Inquisition, autre grand classique BDSM.

Même tabac. On ne peut pas bramer à longueur d’année contre les calotins, soutenir « La Libre Pensée » et jouer les hérétiques à la question.

Il y aurait hiatus et, là encore, l’érotisme en souffrirait.

 

L’examen gynécologique, tout comme d’ailleurs la salle de classe avec fessée et bonnet d’âne, nous devons les laisser de côté aussi pour des raisons de déjà vu, de bien trop vu et même de…vu au quotidien.

On ne va tout de même pas faire le soir ce qu’on fait toute la journée.

Nous comprenons que d’autres ne soient pas comme nous.

J’ai bien connu un défenseur de jour qui voulait se muer en accusateur le soir mais il avait, lui au moins, la possibilité d’inverser la tendance. Mais même de cette façon, cela ne nous emballerait guère.

« Travailler plus pour jouir plus » n’est pas un slogan qui nous fait de l’effet.

 

La vente aux esclaves, grand moment des soirées club BDSM ? Toujours le même problème. L’esclavage, la vente, ce sont des souvenirs historiques peu glorieux.

L’histoire est bien trop notre patrimoine pour que nous allions l’écorner de jeux douteux comme celui-ci.

Et il y en a d’autres, pires encore, se référant à des périodes brunes qui ont la faveur de quelques-uns et dont nous ne parlerons même pas ici tant, pour une fois, nous ne souhaitons pas -de près ou même de très loin- leur être assimilés.

 

Le kidnapping, le viol, la prostitution (mâtinés de comparses)? Mais même pas en rêve !

Et quant en tête à tête…C’est comme les chatouilles, l’idée me porte à rire.

 

Si nous étions acteurs de cinéma ou de théâtre, nous convenons l’un comme l’autre que nous aurions pu accepter tous ces rôles.

Et peut-être même les jouer bien, pour peu que ce soit dans un film ou une pièce engagés.

Mais pas dans la sphère érotique.

Impossibilité fondamentale.

 

L'animalisation? Grrr!

Nous sommes prêts à mordre, aussi bien M. que moi, ceux qui nous la suggèreraient, ne serait-ce que pour n'avoir rien compris à l'esprit de ce blog.

 

Le « Eyes Wide Shut » ? Joli, mais pas pour nous qui sommes exclusifs.

 

Alors, nous cherchons. Encore et encore.

Ce n'est pas l'imagination qui nous manque.
Mais...

Je me verrais sans mal en geisha. Il ne peut pas souffrir les « japoniaiseries » !

Je jouerais volontiers le meuble vivant ou l’objet d’apparat. Il dit qu'il s’ennuierait très vite (et moi aussi, je crois) !

Il me voudrait contorsionniste. Las! J’ai le lumbago facile !

Il m’attacherait bien un jour au mat mais, comme certains le savent (comprenne qui pourra), j’ai horreur des…Embruns !

 

 

 

 

PS : Oiselle secoue ses plumes

http://www.u-blog.net/oiselle/note/53