Fetish BDSM

                                                                    Photo © Photosight

 

 

 

Voici les résultats d’un sondage. Il provient de mon site SM d’élection, quelque part ailleurs.

Attention !

Certains vont peut être être choqués, voire outrés par la formulation des réponses.

Je comprendrais facilement qu’ils puissent se sentir déroutés.

Alors, je vais donner quelques explications.

 

Si j’ai choisi d’aller participer là-bas, moi que l’on ne voit plus nulle part en France sur ce type d’espace, c’est parce que j’ai apprécié que l’on puisse y parler de tout très librement (les prises de bec politiques y sont des combats épiques) et que l’on y oscille sans cesse entre des débats sur la relation sadomasochiste qui peuvent être très âpres et d’autres qui seront totalement placés sous le signe de l’humour, parfois même de mauvais goût.

Mais à avoir connu des « lignes éditoriales » strictes dans l’hexagone, j’aime la fantaisie qui règne en ce lieu.

 

La question était :

 

« Pourquoi depuis quelques temps y a-t-il de plus en plus de pratiquants BDSM ? »

 

Et les réponses proposées par celui qui a mis ce sondage en ligne relevaient d’une part du langage parlé (j'ai pour ma part traduit dans une langue relativement correcte par choix), d’autre part de l’autodérision puisque en aucun cas l’endroit  n’est élitiste et que ceux/celles qui ont répondu étaient tout autant des « newbies novices » [le pléonasme est fait en toute conscience] que des « vieilles lunes », qu'ils/elles se disent ou se veuillent BDSM ou SM.

 

On pourra ne pas aimer le ton.

Il n’empêche que la question méritait d’être posée.

Ne serait-ce qu’à regarder le nombre de blogs BDSM en pleine éclosion, les forums qui semblent depuis cinq-six mois eux aussi en pleine expansion ou encore en observant l’affichage massif (et sans cesse à la hausse) de connectés sur le site BDSM le plus fréquenté en France, l’on est bien forcé de s’interroger.

 

A vous de lire, derrière chaque item « sauce piquante » ou « langue pas dans sa poche », comment on aurait pu le formuler de façon plus classique et moins provocatrice et quelle réalité chacun d’entre eux recouvre (les pourcentages de votes sont d’ailleurs là pour nous éclairer sur ce qui doit être pris au sérieux et ce qui tient à la proposition de potache).

Et je vous épargne (secret défense) ma propre réponse.

 

1) Tu parles ! Pour la plupart d’entre eux, ce n’est que du virtuel… : 6,25 pour cent.

 

2) Ils mentent.  Leur vérité serait bien trop triste à raconter. : 6,25 pour cent.

 

3) Parce que « Si je ne le pratiquais pas, j’aurais l’air de quoi de nos jours ? » : 3,13 pour cent.

 

4) Ce sont des idiots qui prennent le Fetish pour du BDSM. Vous n’avez qu’à les regarder dans les soirées ! : 6,25 pour cent

 

5) Parce que c’est la mode. L’année prochaine, ils joueront à cache-cache si on relance ce jeu. : 21, 88 pour cent.

 

6) Ce sont des débutants : ils ne savent pas ce que c’est et ils sont dangereux. : 3,13 pour cent.

 

7) Ils sont mystiquement persuadés d’avoir découvert ça en eux et en font des tonnes mais ils sont inoffensifs : 9,38 pour cent.

 

8) Mais pourquoi cette question ? On s’en fiche. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent !: 43,75 pour cent.

 

Pour ma part, je noterai le côté « refus de jugement de valeur », même dit sur un ton moqueur, majoritaire dans la dernière réponse et preuve de tolérance -ce qui est le minimum que l’on devrait avoir en soi lorsque l’on s’inscrit dans une sexualité « parallèle »- mais aussi les quasiment 30 pour cent que l’on obtient en additionnant les items 4 et 5 et qui, si l'on en ôte l'énoncé volontairement abrasif, sont à mon avis bien proches de la vérité (l'effet de mode) si toutefois on consent à regarder en face cette soudaine émulation BDSM des deux-trois dernières années…