BDSM books

 

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Je n’aime pas l’ordre. Dans aucune des acceptions du terme.

Pour commencer, je n’en ai aucun.

Je vis, livres obligent, dans un joyeux fouillis.

Un jour, toutes les étagères ont été pleines jusqu’au plafond et comme les murs de l’appartement n’étaient pas extensibles et que je ne pouvais me résoudre à donner ou jeter, depuis, les autres livres s’entassent en piles, par terre.

 

Cela donne de cocasses situations.

Chercher un bouquin pour moi correspond à une fouille de type géologique qui se base sur le moment où je l’ai lu. La première fois, tout est facile, je le retrouve et m’en sers. La seconde est déjà plus compliquée car comme bien évidemment, je le repose au dessus des derniers, il me faut alors me souvenir de quand je l’ai utilisé. Et l’âge aidant, il m’arrive de confondre un peu d’une fois sur l’autre.

C’est donc alors que commence une véritable enquête à la Sherlock : « Que lisais-je lorsque j’ai eu besoin de lui ? »

Celui-ci ? Et bien, non ! Je l’ai repris depuis une autre fois.

Il m’arrive de rechercher un livre pendant toute une soirée.

Généralement, c’est une chasse au trésor fructueuse car cela me fait mettre la main sur d’autres.

Ainsi, récemment, « Paroles » de Prévert m’a-t-il fait relire « Les nouvelles orientales » de Marguerite Yourcenar avec grand bonheur…

 

Dans « notre » BDSM, j’avoue ne pas priser les ordres plus que ça.

Il faut, pour le dire le plus joliment possible, que je sois « bien partie » déjà pour que je consente à « jouer » sur ce thème. Et encore, cela ne doit pas manquer de complicité et d’humour surtout.

J’obéis alors à tout ce qu’Il veut si le « ton » est mis comme il me convient.

 

Lorsque j’entends parler de « remettre de l’ordre » ou bien « d’être le garant de l’ordre » soit je suis infiniment circonspecte (j’en ai trop vus dans mon travail qui masquaient sous ces déclarations fumeuses une réelle impuissance à bouger ensuite le petit doigt), soit j’y crois et alors, je sens que nous sommes en danger.

 

L’ordre public est une chose. Le problème est que dans la tête de ceux qui la pensent, cette chose-là, elle n’est jamais bien éloignée de l’ordre moral.

 

Et l’ordre moral, on sait ce que c’est.

Enfin, du moins, si l’on a une idée de l’avant mai 68 (curieux détour, c’est à lui que l’on revient souvent par ces temps-ci).

Avant ce mai-là, il ne faudrait pas oublier que l’on ne parlait fort peu, sinon pas du tout, des sexualités dites alternatives. A peine parlait-on un peu de sexualité…

Et quant au BDSM qui s’appelait encore SM, je ne vous dis pas !

 

Mon enfance est jalonnée d’ histoires de censure, celle du film de Rivette adaptant « La Religieuse » de Diderot, par exemple…

 

Elle veut en venir où, la mère Aurora ?

Et bien, apprenant ce jour que certains blogs de quartiers parisiens sensibles étaient étroitement surveillés (des fois que demain soir…), elle s’est lancée dans une petite recherche sur le Web pour retrouver des infos sur une loi en prévision qu’elle avait vues passer il y a quelques mois.

Mais il y a quelques mois, la mère Aurora pensait que quelque chose allait changer et que cette loi n’arriverait pas à terme.

Maintenant…

 

Le  texte est là. Comme il y a deux parties, c’est en deux liens.

http://www.pcinpact.com/d-84-1-deontologie-filtrage-labelisation.htm

 

http://www.pcinpact.com/d-84-2-deontologie-filtrage-labelisation.htm

 

Tout ça pour dire que si vous vous êtes exprimés sur n’importe quoi qui pourrait après-demain être jugé sulfureux et que vous tenez à vos écrits,  je vous conseille d’en faire une belle sauvegarde parce qu’un de ces matins, vous pourriez bien, et moi aussi, ne plus les retrouver…