BDSM erotic scene Jack Vettriano

                                                       Tableau © Jack Vettriano

 

 

 

Et la pendule au mur

Bat lentement les heures

Tic Tac, bonheur, malheur !

Qu’est-ce qui t’a pris,

Fier indécis

De commander le dîner,

Fête démesurée,

Chez un simple traiteur ?

 

Toi le couturier de mon âme,

Toi le maître en la matière,

Qui n’as jamais besoin

D’aiguilles ou d’épingles

Et qui prends mes mesures

Les yeux fermés.

 

Tu me pares comme pour un banquet royal

Tu tresses mes cheveux de grappes de raisin

Oh ! Bacchanales…

Un seul grain pour ma dévotion

Et tous les autres pour me transformer en miel

Au regard des fantômes.

 

Mais voici que d’humeur chagrine

Tu me débarrasses

Comme une table mal mise,

Qu’en rage silencieuse

Tu m’envoies entre sel et poivre,

Repoussant mes voiles de lin

Comme un torchon collant

Et que le couteau sur la table

Finit en plein cœur de l’ampoule.

 

Obscurité

Et bougie allumée :

Un fusible a sauté !

 

Je Te mastique alors,

Je Te savoure,

La cuvée sera bonne.

Agenouillée, pliée

Par Ta seule voix rauque

A demie nue, perdue,

Consumée, consommée,

Lacérée en lacets,

Corsetée raccourcie

Tandis que Tu jouis

De moi comme un bélier.

 

C’est à cet instant que,

Ignoble malfaiteur,

Vient sonner le traiteur…

 

 

 

 

 

 

PS : Une pause mémoire

http://www.u-blog.net/oiselle/note/43