BDSM pagan rites czech Pomlazka

 

                                   Pomlazka, République Tchèque, Fouet, Whip   

 

                                        BDSM Pomlazka Fouet Whip

 

Images :

1-Le « pomlazka », fouet du Lundi de Pâques en République Tchèque.

2- Une carte postale traditionnelle pour la fête du pomlazka.

3- Quand l’illustration érotique s’empare du pomlazka...

 

 

Ceci n’a rien à voir avec le BDSM. Ceci a tout à voir avec le BDSM pour qui, comme moi, aime à trouver des fouets partout…

 

Le Lundi de Pâques est dans ce qui s’appelle aujourd’hui la République Tchèque, une belle journée fériée, une fête toute dédiée à un ancien rite païen, celui du « pomlazka ».

Le « pomlazka » est un fouet fait de fines branches de saule tressées, les plus beaux en comptent 24 brins et peuvent atteindre jusqu’à deux mètres de longueur.

Les garçons ou les hommes, selon la tradition, doivent le confectionner eux-mêmes.

Ensuite, au matin du lundi, ils passent de maison en maison pour donner une fouettée sur les jambes des filles. Ce rite est sensé assurer à celles-ci beauté et santé pour l’année à venir (« pomladit » d’où vient « pomlazka » signifiant « élixir de jeunesse »).

Il n’est donc pas question d’oublier une seule de ses amies ce jour-là. Elle en serait gravement offensée (d’ailleurs, on vous l’a toujours dit ici que le fouet, c’était uniquement sur consentement !).

Les plus intimes (amoureux, époux, fiancés) peuvent ne pas s’en tenir aux jambes, la « fouettée pasquale » devient alors une « fessée » de saule (et personne ne joue le « pleureur »)…

 

Cette tradition existe depuis toujours.  

Elle n’a rien de sexiste.

Autrefois, c’étaient les fermières qui fouettaient mari, enfants et bétail pour leur accorder la prospérité.

Maintenant, elle a pris des couleurs de bonne galanterie : les hommes « fouetteurs » chantent un hymme de louanges aux femmes « fouettées », lesquelles les remercient en leur offrant un ruban à accrocher autour de leur « pomlazka » et quelquefois même un œuf peint à la main qu’elles ont soigneusement préparé à l’avance.

Le « meilleur fouetteur » sera celui qui aura le plus de rubans ou d’œufs.

Mais la victoire est de courte durée.

L’après-midi, les filles ou les femmes courent après les garçons pour prendre leur revanche et les arroser d’eau.

 

Les Tchèques déplorent que cette tradition aille en s’amenuisant.

Le fouet n’est bien souvent plus fabriqué par les hommes, ils doivent l’achèter dans les grandes villes où il est difficile de trouver des saules.

Certains perpétuent le rite mais avec une simple branchette ou même une cuillère en bois ! Ceux-là méritent sans conteste le seau d’eau ! Non mais !

 

Nous qui nous cassons tant la tête dans le BDSM avec nos règles, niveaux ou positions de soumission, nous ferions bien d’importer cette fête qui rendrait, je n’en ai aucun doute, nos lundis de Pâques plus joyeux et, qui sait, ferait peut-être naître (d’un côté ou de l’autre) des vocations…

 

En tout cas, « pomlazkée » comme je l'ai été ce matin, c'est sûr, jusqu'en avril 2008 je ne ferai pas mes soixante-quinze ans!