C’est toujours lorsque j’ai peu dormi

Que me revient la veine romantique.

Je vois alors se refléter à contre-jour

Mon ombre dans la poussière

De la terre aride et sèche,

Je vois les tremblantes

Roses sauvages de septembre

Et je sais que je leur ressemble.

 

Je me démaquille et devine

Combien je peux apparaître

Belle pour Toi tandis que Tu

M’enveloppes dans Tes regards

Effleurant à peine ma bouche.

Et pourtant je sens à quel point

Tu pourras être dur sans regret,

Une mer en tempête qui me fera pleurer.

 

Je le sens dans l’angle le plus obscur

De mon bas ventre gonflé de chimères

Et de rêves encore inaccomplis.

C’est alors que je me fais spirale

Et que je T’entoure et Te berce

Pendant que Tu entres et m’investis

Prenant soin de faire de mon corps

Ton temple secret et c’est moi à présent

 

Qui deviens la bercée…